Adaptation des CRST : ingénierie territoriale

Intervention de Michelle Rivet

Monsieur le Président, Chers collègues, quelques mots sur non pas la simplification mais plutôt la clarification des fiches des CRST . Il s’agit en effet d’un travail de bilan de la Région et de concertation avec les Pays. L’objectif est de faciliter et rendre plus clair et non pas de baisser les exigences alors même que ces exigences ont permis de réels progrès à l’échelle des territoires.

Les CRST restent massivement le soutien de la Région aux investissements dans les Pays, mais je voudrais dire quelques mots sur la partie concernant le financement de l’ingénierie. On a assisté à une montée en puissance progressive, inégale suivant les Pays de cette enveloppe : d’abord avec l’insertion de la ligne animation à 10 % maximum puis l’arrivée du dispositif « ID en Campagne » et depuis deux ans la couverture de la quasi totalité de la Région par le dispositif européen Leader géré par la Région lui aussi surtout consacré à l’ingénierie.

Cette montée en puissance répond à une nécessité d’appui et d’expérimentations sur des problématiques importantes pour les territoires : je pense aux questions de santé avec les Contrats Locaux de Santé ou à la rénovation thermique qui a amené des Pays à se doter de thermiciens.  Je pense aussi aux besoins de développement et d’ingénierie d’innovation couvert par Leader et « A vos ID ! ».

En effet, les territoires ruraux couverts par nos contrats ont besoin d’investir dans l’innovation et la prospective. Ils souffrent aujourd’hui d’une double mauvaise image :

– La première vient de certains élus urbains persuadées que la prospérité des villes leur bénéficiera et donc qu’il faut mettre tous les moyens sur les métropoles : c’est la théorie du ruissellement.

– La seconde vient d’une pseudo-défense de la ruralité que j’ai souvent entendue dans les rangs de l’opposition ici et qui les confine dans la reproduction des situations existantes et donc dans leurs difficultés : c’est la théorie « à vot’bon cœur ! ».

Ces deux manières de voir sont dévalorisantes pour nos territoires.

Je  me permets de mentionner pour exemple le projet de Parc Naturel Régional du Sud Berry dont l’étude de faisabilité est inscrite au budget 2018. Le choix des Pays de La Châtre et du Berry Saint-Amandois répond à ce besoin. Il témoigne de la conscience de ces territoires de leurs  atouts et de leurs faiblesses  qui  les amène à s’engager sur une nouvelle dynamique qui leur semble adaptée et porteuse de développement.

C’est pourquoi je considère que se préoccuper de l’ingénierie territoriale est un vrai investissement d’avenir et je me réjouis des adaptations et souplesses nouvelles qui sont proposées sur les lignes dites de fonctionnement  dans ce rapport.