Assurer un service public de qualité dans les lycées avec des emplois durables

Intervention de Gérard Nicaud

 

Une des valeurs fortes de notre collectivité c’est la défense du service au public. Et lorsque celui-ci touche le domaine des jeunes, notre intervention se justifie encore plus ! Qu’aurions-nous pas entendu si du fait de la démission de l’Etat nous n’étions pas intervenus efficacement.

Le jeunesse est la force de notre avenir. Prendre des mesures visant à lui assurer son épanouissement est le gage de notre politique vis-à-vis d’elle. Cette session d’ailleurs lui est largement consacrée puisque demain sera proposé un rapport sur le Pass jeunes et l’après-midi une réunion commune avec les jeunes du CRJ.

Notre collectivité, mise devant le fait accompli de la suppression des contrats aidés, a rapidement vu la situation se dégrader dans nos lycées.

Il faut reconnaitre que cette situation, outil de manipulation des chiffres du chômage, avait tout de même des vertus, Elle a permis à des personnes de retrouver le chemin de l’emploi, certe avec la précarité liée à ce type d’emploi, et donc de retrouver de la dignité et de la reconnaissance. C’est presque 1/10ème des agents des lycées qui était concerné.

La Direction des lycées a donc menée une analyse rapide de la situation, en parant aux situations extrêmes. Bien entendu, impossible de ne pas envisager le remplacement. Mais de l’analyse, il est apparu que beaucoup de choses avaient évoluées :

  • Une augmentation des effectifs, notamment en zones urbaines,
  • Un parc en constante transformation ou en renouvellement,
  • Des exigences de vie en collectivité en évolution,
  • La part grandissante de la ½ pension et de l’internat,
  • L’âge moyen de ces personnels avec des effets sur les absences pour causes de maladies liées à de la traumatologie de certains emplois : cuisines, nettoyage,
  • Et aussi, un responsable RH dans nos ERC,
  • Et la contrainte budgétaire forte.

L’Etat se retire, mais ne donne pas de moyens supplémentaires. A noter que de nombreuses structures ont été affectées par cette décision. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois-ci brutal . Depuis la mise en œuvre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) le train de mesures est important et souvent ambigu. Toutes ces mesures fragmentent notre société, la fragilise, la rend conflictuelle et de plus en plus communautarisée. Quand va-t-on monter du doigt les personnes en recherche d’emploi ?

Il est légitime de se pencher sur l’efficacité des mesures publiques, de les adapter, mais pas à n’importe quel prix. L’usager attend un nouveau service public correspondant à ses nouveaux comportements. C’est ce que l’on peut attendre des propositions du groupe des experts du groupe CAP 22 alors que les fonctionnaires redoutent la remise en cause de leur statut.

Félicitons-nous de la décision de notre collectivité qui assume ses responsabilités : le service public est un lien social. C’est une philosophie.

N’oublions pas que notre Région a fait de 2018 « L’année de la jeunesse », une des priorités de ses politique.