BP 2018 : prévention et promotion de la santé

Intervention d’Alix Téry-Verbe

Monsieur le Président, chers collègues, dans le cadre de la refonte des actions éducatives, le dispositif de Prévention et Promotion en Santé rejoint l’ensemble des thématiques en direction des jeunes : mobilité, citoyenneté, budget participatif, tout en préservant son budget dédié de 480 000 €.

Ce regroupement est une bonne chose : cela va clarifier et simplifier le montage des projets par les équipes éducatives. Jusqu’à présent plusieurs dossiers d’appels à projets étaient à remplir, avec des limites semble-t-il pas toujours évidentes à discerner. Un dossier qui pourra être remis à différents moment dans l’année, mais d’un seul tenant qui nous permettra de mieux apprécier les projets des lycées dans leur globalité. Qui permettra nous l’espérons qu’une équipe élargie et représentative de la communauté scolaire puisse s’engager dans un projet collectif, fédérateur, citoyen, visant la réduction des inégalités et ancré dans le territoire régional.

Nous souhaitons inciter les établissements à réfléchir collectivement à l’identification des points faibles et des points forts, des axes qui pourraient améliorer le bien- être de tous dans l’établissement en pouvant s’inspirer de dispositifs tel ABMA (Aller Bien pour Mieux Apprendre), expérimenté à Lyon, qui mise sur la prise en compte de la « santé globale » des élèves pour améliorer le climat scolaire et la réussite éducative et, ainsi, réduire les inégalités de santé. Ce type de dispositif concerne tout ce qui favorise le vivre-ensemble et le bien-être des élèves et des personnels. Il s’emploie également à mettre en cohérence les actions d’éducation à la santé et à la citoyenneté existantes.

Depuis 2010, dans le cadre de l’égalité des chances des lycéens, de l’accompagnement éducatif et de son programme de Prévention et Promotion de la Santé en direction des lycéens et des apprentis, la Région Centre-Val de Loire s’est engagée résolument dans la prévention de la santé des jeunes.

C’est un programme aujourd’hui visible et bien identifié par les équipes de professionnels des lycées, dont le bilan de ces dernières années est positif et dont il faudra réussir à préserver la substance au sein du dispositif élargi.

Il faudra rester vigilant à ne pas perdre ce que nous avons soutenu depuis ces 7 dernières années :

  • la mise en synergie des équipes et des projets en articulation avec le champ pédagogique
  • la légitimation des actions inscrites dans les projets d’établissement
  • le renforcement des partenariats avec les associations, les structures de soin…
  • et l’amélioration du climat scolaire ressentie et de l’estime de soi des jeunes impliqués

Ces avancées s’expliquent en partie par le caractère global du dispositif : en effet associé à l’appel à projets « Bien dans son corps, bien dans sa tête » (comprenant également un accompagnement méthodologique par la FRAPS) et la valorisation de 6 projets chaque année sur l’ensemble du territoire, sont organisées et financées des journées d’informations et d’échanges thématiques, la mise en réseau des acteurs, des lieux « espaces écoute », et un axe contraception depuis 2013 en partenariat avec l’ARS.

Cette année, une attention particulière sera donnée à l’évaluation faite par les lycées des actions menées.

Un soutien complémentaire sera également apporté aux lycées menant des projets de prévention par les pairs pour leur permettre d’améliorer la mise en place de cette approche.

Comme je vous le disais l’année passée à cette même période, la Prévention et la Promotion de la Santé constituent un pilier de la politique d’éducation portée par la Région Centre-Val de Loire et je réaffirme qu’il a vocation à le rester.

Je vous remercie de votre attention.