Budget 2016 : économie

Intervention de Michelle Rivet

 

Monsieur le Président, chers collègues, j’interviendrai sur le budget économie.

Ce budget est celui d’une année de transition, sans le transfert des recettes indispensables à l’exercice complet de la compétence conférée par la loi NOTRe. C’est aussi une année de réflexion et d’élaboration du Schéma Régional de Développement Economique d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII) qui sera la colonne vertébrale des politiques économiques régionales.

La partie économie de ce budget 2016 traite de trois grands volets : les aides aux entreprises, sur lesquelles l’évolution majeure concerne l’Appel à Projets Innovation que nous verrons cet après midi, l’économie sociale et solidaire,  et enfin l’agriculture.

Je reprends à mon compte l’inquiétude de Charles Fournier concernant l’économie sociale et solidaire. Le soutien à ses structures doit être une priorité dans un contexte de difficultés économiques, parce qu’elles effectuent un travail de lien social et d’insertion mais aussi parce qu’elles explorent des pistes d’activités innovantes et complémentaires de l’économie classique, et enfin parce qu’elles assurent ces activités dans des territoires et sur des secteurs fragiles.

Pour ce qui concerne l’agriculture, je ne reviendrai pas sur la crise majeure qui la secoue. Mais n’est-ce pas là l’occasion de donner clairement des pistes aux agriculteurs ? D’autant que la Région gère aujourd’hui les fonds européens du 2ème pilier. C’est l’occasion non de remettre à plat tous nos dispositifs, mais d’en améliorer l’accès et l’efficacité et de mieux les articuler avec les financements européens.

Nous gérons désormais avec l’Etat des aides importantes en matière d’orientation de l’agriculture. En particuliers 3 fonds majeurs : les aides à l’installation agricole, les mesures agro-environnementales et climatiques, ainsi que  l’agriculture biologique. Ces trois volets seuls représentent plus de 30 M€ d’aides aux agriculteurs par an.

Cependant il y a des inquiétudes sur le financement des deux dernières, soit sur la partie FEADER (qui intervient pour 75 %), soit sur la contrepartie de l’Etat (25 % au maximum). Il faut, Monsieur  le président, affirmer notre volonté de soutenir la réorientation de l’agriculture et qu’enfin l’agriculture dite compétitive nous prouve qu’elle l’est (compétitive), c’est-à-dire que tous les financements ne pointent pas vers elle.

Pour les écologistes  la priorité va vers l’agriculture biologique et il serait irresponsable de freiner le très fort développement prévu sur la bio en 2016 alors que cette agriculture est en pointe, tant sur les aménités environnementales que la traçabilité ou l’emploi.

Nous déposerons donc un amendement pour la soutenir.