Carte des formations : l’enseignement agricole

Intervention de Gérard Nicaud

La formation en agriculture, initiale ou professionnelle, est un levier essentiel de développement économique et social de ce secteur et doit préparer les nouvelles générations à être respectueuse de l’environnement.

Ce qui n’exclue pas l’innovation et l’utilisation de nouvelles technologies.

L’ensemble des lycées agricoles de notre région doit proposer pour chacun une large palette de formation, permettant ainsi aux jeunes apprenants à rester sur leur territoire, sachant que l’offre de mobilité est déterminante. C’est le gage, dans un secteur en crise, de la reprise d’installation et par la même de réduire la désertification ou la création de grandes exploitations.

L’offre de formation contribue aussi au maintien d’exploitation dans un monde rural en souffrance.

Les formations devront mieux intégrer les défis de l’environnement, de la transition écologique et proposer des produits en phase avec les attentes du consommateur.

Nécessité de maintenir dans les LA des formations de la filière générale à côté des formations professionnels et technologiques. Maintenir donc une équité de traitement entre les établissements ressortant de l’Education Nationale et ceux de l’Enseignement agricole public rend attractive l’ensemble de l’offre proposée dans les EPLEFPA, assortie de choix de parcours valorisant. La suppression d’option, dont les points comptent beaucoup pour le BAC est l’exemple même de différence de traitement et rendra l’offre les LA moins séduisantes. Est-ce qu’à terme les ministères ne veulent pas supprimer cette possibilité dans les LA ?

Enfin, le filière doit maintenir des formations séduisantes et adaptées à leurs territoires.

L’enseignement agricole doit aussi jouer la complémentarité entre structures. Par exemple, les MFR implantées pour la plupart en milieu rural offrent des formations répondant plus facilement aux besoins locaux. Ainsi celle de Noyant de Touraine proposera une formation à « La conduite d’un élevage laitier ». Inexistante en Région C-VL, elle permettra de répondre aux besoins de la profession, où après la récente crise du lait les besoins en lait sont importants et les exploitations à reprendre nombreuses dans cette partie du Sud Touraine.

Soyons souples, pragmatiques , imaginatifs et à l’écoute des territoires Les cordées du territoire qui s’annoncent sont un bel exemple de ce dispositif d’écoute.