Portrait Jean Delavergne

Carte des formations : les exploitations agricoles en bio

Intervention de Jean Delavergne

 

Mesdames, Messieurs,

 

Comme Charles Fournier, je me réjouis de voir que les documents qui nous sont soumis reflètent une extension des moyens consacrés à l’enseignement professionnel et à l’apprentissage pour la rentrée prochaine. En ces temps de vaches maigres il faut tout de même se féliciter quand ce n’est pas le dogme bête et méchant de la réduction des dépenses publiques qui s’applique.

Mais comme Charles Fournier, je voudrais aussi dire notre regret de ne pas voir beaucoup pris en compte les enjeux de la transformation écologique dans l’évolution des filières de l’éducation nationale et de l’agriculture.

Je voudrais profiter de ce dossier pour m’arrêter plus specifiquement un moment sur cet enseignement agricole et en particulier sur une de ses spécificités : la présence de fermes, d’exploitations au sein des établissements.

A l’heure où le ministre de l’agriculture parle beaucoup d’agro-écologie et de la nécessité « d’enseigner à produire autrement », nous devons malheureusement constater que peu de moyens sont consacrés par le ministère pour faire réellement progresser la découverte et l’enseignement de l’agriculture biologique dans l’enseignement agricole.

Même si de nombreux établissements et enseignants cherchent à faire découvrir à leurs élèves toutes les formes d’agriculture contemporaine

 la très faible représentation de l’agriculture biologique dans les exploitations agricoles de notre région pose tout de même problème.

Certes, nous nous réjouissons du développement de la production bio en grandes cultures  au lycée de Chartres sur presque un quart de la surface de l’exploitation et de l’importance  croissante prise également par les productions bio sur l’exploitation de Fondettes.

Mais dans au moins deux des départements du sud de notre région il n’y a pratiquement pas ou quasiment pas de productions bio dans les exploitations des établissements publics d’enseignement et dans la plupart des autres il n’y a souvent que des « ateliers bio » de dimensions bien limitées, maintenant l’idée que cette production devrait rester à l’état de « niche » alors même qu’elle fait l’objet de demandes croissantes des consommateurs et plus largement de la société.

Nous savons que des dispositions ont été prises auprès de la SAFER pour trouver dans le Loir-et-Cher  une exploitation susceptible de remplacer la ferme de Saint-Maurice qui va être cédée à la fédération équine et je sais aussi qu’hier encore la vice-présidente visitait dans ce but des exploitations.

Mais je voudrais insister ici, Monsieur le Président, sur la nécessité d’une part de mener vraiment ce projet a terme dans le Loir-et-Cher et d’autre part de trouver le moyen d’avancer dans le sud de la région pour qu’on puisse aussi s’y familiariser avec l’agriculture biologique.