Commission permanente régionale : le monde d’après, on s’y met ?

La grave crise sanitaire, économique et sociale générée par la pandémie de Covid-19 trouve son origine dans des dérèglements écologiques, en particulier dans la profonde modification des habitats écologiques et des écosystèmes. Elle a aussi mis en évidence certaines vulnérabilités de nos territoires, mais également une extraordinaire capacité à s’adapter en faisant des choix radicaux.  

Si nous avons toujours été vigilants sur l’effet levier et sur l’utilité sociale et écologique des aides économiques apportées par la Région Centre-Val de Loire, ce contexte nous impose de l’être plus encore.

Lors de la commission permanente qui a eu lieu ce matin, notre groupe a ainsi voté contre le versement de 775 336 € de subventions dont nous contestons la pertinence :

  • 299 000 € versés au zoo de Beauval, déjà bien accompagné par ailleurs, pour un obscur programme de « recherche et développement » ;
  • 200 000 € attribués à l’entreprise Fleasy, en Indre-et-Loire, qui développe des drones-avions-cargos ;
  • 200 000 € apportés à l’INRA pour un programme intitulé Veaufast et qui consiste à « accélérer la reproduction de la génisse laitière » ;
  • 70 000 € accordés au Syndicat de l’Aire de Lavage du Grand Sud Sancerrois pour financer le nettoyage des pulvérisateurs (le rôle de la collectivité régionale n’est pas de financer ces aires de lavages par ailleurs obligatoires, mais d’accompagner les changements de pratiques des vignerons) ;
  • 6 336 € donnés à l’aéroclub de Châteaudun pour l’achat de matériel.

Alors que les finances de la Région vont se trouver dégradées du fait de la crise (plus d’interventions, moins de recettes), si ces votes du groupe écologiste avaient été suivis ce matin, ce sont autant de moyens qui auraient été dégagés pour répondre à la crise que nous traversons en rendant nos territoires à la fois plus écologiques et plus résilients.

Au-delà des réponses de court terme prises en urgence, les acteurs publics et notamment le Conseil régional doivent tirer toutes les leçons de cette crise. Nous ne pourrons pas tout recommencer comme avant. Nous ne pouvons pas reporter à demain des décisions qui sont indispensables aujourd’hui. Nous avons le devoir d’accompagner une réelle conversion écologique des activités économiques, dont la Région sera un acteur clé. Notre groupe présentera d’ailleurs prochainement des propositions concrètes à ce sujet.

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire