CPER : enjeux en matière d’alimentation et de tourisme

Intervention de Christelle de Crémiers

Il faut se féliciter de l’arrivée dans les orientations stratégiques de la collectivité pour le prochain Contrat Etat Région de plusieurs nouveautés importantes. Parmi celles-ci, le développement des réseaux d’itinérances douces et les Projets Alimentaires de Territoire.

Pour les voies cyclables, la région souhaite mettre en œuvre autant les véloroutes de tourisme que les vélo routes du quotidien. L’inscription de cette ambition dans les orientations stratégiques est le fruit d’une grande unanimité qu’il convient de saluer. Les six départements, l’ensemble des métropoles et des agglos qui ont été consultées ont demandé l’inscription des veloroutes dans le contrat Etat Région. Il est ici question des voies d’itinérance douce en général. Les alternatives au transport motorisé impliquent des investissements qui relèvent bien du niveau CPER. L’ambition forte dans cet équipement d’aménagement du territoire et de réduction des émissions carbone s’inscrit dans la convergence que nous souhaitons entre le CPER et la maquette des Fonds européens. Il nous semble indispensable de bien les intégrer dans le volet mobilité du CPER au même titre que le train. A ce propos, je joins mes vœux à celle de mes collègues pour l’ouverture d’une ligne qui relie Orléans avec le Loiret oriental.

Les orientations stratégiques priorisent également la politique de déploiement des Projets Alimentaires de Territoire en rappelant qu’il s’agit pour l’alimentation d’une politique co-pilotée, dans la région Centre Val de Loire, par l’Etat et la Région. L’objectif est de porter les coûts d’investissement et de fonctionnement nécessaires de manière conjointe. La demande, qui a été transmise en même temps du côté des services déconcentrés de l’Etat et du côté de la Région, doit figurer dans le maquette finale.

La transition écologique doit passer en première position dans le nouveau CPER. Il faut faire des choix et se battre. Les orientations stratégiques présentées ici sont complètes et le groupe Ecologiste considère qu’il s’agit d’une proposition cohérente et justement positionnée. Nous exprimons à notre tour que nous sommes attachés à maintenir l’économie générale de ce document, sous peine, en lui enlevant sa cohérence, de lui ôter son efficacité dans son rôle d’accompagnateur de la transition. La transition écologique commence par notre premier rapport à la nature qu’est l’alimentation quotidienne.

Comprenons bien que pour cette prochaine édition, il nous est nécessaire de préserver la cohérence de l’ensemble. La tentation sera grande de miser sur de la reprise à court terme au détriment de la transition. Le groupe écologiste sera très vigilant. Dans l’attente, nous sommes solidaires et bien conscients qu’une large validation de ces orientations renforcera notre position de négociation dans les mois à venir avec l’Etat et nous invitons l’Assemblée à le soutenir sans réserve.