CRST : pour des territoires innovants et dynamiques

Intervention de Jean-Philippe Grand

J’ai pu constater ces dernières années l’appropriation par les élus locaux des politiques incontournables que nous avons souhaité intégrer dans nos contrats régionaux de solidarité territoriale. Ce qui pouvait passer pour une volonté parfois trop ferme de notre majorité de fléchage des crédits régionaux s’est avéré précurseur de ce qu’on l’on peut considérer comme une vision d’avenir du développement de nos territoires. Je pense en particulier à la déclinaison locale des stratégies régionales en matière d’énergie-climat dont j’ai pu constater en commission que les communes ont bien pris la mesure des enjeux. L’aide décisive de la région par le financement des Conseillers en Energie Partagée a démontré que des investissements pouvaient être réalisés dans les plus petites communes pour réduire la consommation des locaux municipaux et donc l’impact sur notre planète. Ce sont ainsi près de 400 bâtiments publics qui ont été rénovés pour une réduction de 77 millions de kWh de leur consommation.

Ce rapport va de nouveau permettre de prendre une avance significative sur les mesures nécessaires qui doivent être mises en place dans les années à venir.  Je pense à l’engagement de limitation des surfaces artificialisées par la requalification des friches industrielles qui doit être une priorité ; Je pense aux mesures en faveur de la promotion des territoires en transition ; Je pense à la mise en place des systèmes alimentaires locaux et à la bonification pour le développement de l’agriculture biologique ; Je pense aux mesures en faveur de l’écomobilité ; Je pense à la possibilité de financer des matériels d’occasion qui vont dans le sens de la promotion de l’économie circulaire ; Je pense aux mesures en faveur de l’utilisation du vélo comme moyen de transport pour le trajet domicile travail. Un rapport montre en effet tout l’intérêt du vélo qui améliore notre santé et réduit le nombre de jours d’absence pour maladie et donc les dépenses de santé ; Je pense enfin à une mesure qui peut paraître anecdotique mais dont l’impact est méconnu, je parle là de la bonification pour l’extinction nocturne de l’éclairage public, qui représente une pollution lumineuse dont certaines collectivités commencent à percevoir les effets néfastes.

Les évolutions proposées vont donc dans le sens d’une orientation des contrats régionaux de solidarité territoriale pour que nos territoires soient toujours plus innovants et dynamiques.