Décision modificative et COP Régionale

Mr Le Président, mes chers collègues,
 
« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».
Cette citation attribuée à Winston Churchill nous rappelle de tout temps, l’importance de préparer les changements qu’on sait inéluctables.
 
Dans le cadre de cette DM, je souhaite m’attacher à la COP Régionale qui représente un outil fondamental pour nous aider à anticiper, à prévoir et à préparer les changements dont notre société a besoin pour répondre aux enjeux climatiques.
 
La COP Régionale intègre des sujets transversaux de nos interventions régionales comme la transition énergétique, l’agriculture, les transports, la politique jeunesse, le numérique ou encore la renaissance…
 
La transition écologique et citoyenne est plus que nécessaire, tout le monde en prend conscience et même en crie l’urgence. Nous le voyons partout autour de nous à travers la marche des jeunes pour climat, le mouvement des coquelicots, la pétition de l’affaire du siècle ou encore une partie du mouvement des gilets jaunes …
 
Les objectifs sont connus, maintenant il faut passer à l’action. Mais l’action ne peut se faire qu’avec toutes et tous, chacun peut contribuer à son échelle pour que cette COP Régionale ne soit pas un énième manifeste qui resterait lettre morte mais construise véritablement le changement.
 
Avec Charles Fournier, nous sommes intervenus dans tous les départements de notre région pour présenter la démarche.  Beaucoup de monde dans ces réunions, des acteurs de différents horizons, des acteurs socio-économiques, des collectivités, le milieu de l’éducation, de la recherche et de la formation, des associations et des citoyens avec beaucoup d’envie et d’exigence. Cette attente partagée nous oblige et rehausse encore l’enjeu de la COP Régionale.
 
Nous ne dissocions pas urgence climatique et urgences sociales. Nous le savons bien, ce sont les plus vulnérables qui n’ont pas les moyens d’isoler leurs habitations qui vivent les situations de précarité énergétique. Ce sont ces mêmes personnes qui sont victimes de cette malbouffe produite par une industrie polluante et destructrice qui fait grimper les taux d’obésité et de maladie chronique. Aucune réponse aux enjeux climatiques ne peut être responsable ou simplement réaliste si elle n’intègre pas les solidarités du « vivre ensemble ».
 
La région fait déjà beaucoup en accompagnant les territoires via les dispositifs mis en place comme les CRST, les PTRE, les ARB ou encore à travers ses politiques d’efficacité énergétique mises en œuvre dans nos lycées par exemple. Aujourd’hui, nous devons aller plus loin.
 
A l’image de la MGEN prête à mobiliser ses adhérents, de nombreux acteurs s’engagent.
Les défis inter-lycées seront mis en place à la rentrée, notre région est fière d’accueillir la fédération nationale de maisons des lycéens sur le sujet du  climat, des coalitions comme l’écologie industrielle territoriale (EIT) porté par la CCI et la chambre de l’artisanat s’organisent, des collectivités en partenariat avec l’ADEME s’engagent sur les plans climat air énergie territoriaux (PCAET)…
 
Le nombre et la diversité des actions montrent que les acteurs et les citoyens de notre région sont prêts à mener la bataille.
 
A travers la COP régionale, la Région met en place des propositions d’engagements pour tous les types d’acteurs, afin de les accompagner dans leur transition. Car si la transition est nécessaire, le chemin n’est pas tracé. Ces propositions ne seront pas exclusives mais permettre de faire le premier pas ou d’amplifier l’engagement de celles et ceux qui souhaitent s’y engager.
 
A ce titre-là, je souhaite saluer le travail de la Directrice Générale des Services et des agents qui s’en emparent à la fois à l’interne mais participent à construire les outils et accompagnent les acteurs au quotidien.

Sabrina Hamadi