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Développement des lignes aériennes low cost : les écologistes appellent à la raison

Encore une fois, les écologistes élèvent une voix isolée contre les choix de développement économiques et les choix budgétaires faits par les élus locaux. Le subventionnement des lignes low cost de l’aéroport de Châteauroux coûtent en effet aux finances publiques 175 000 €, soit 150€ par passager… ! Est-ce vraiment un investissement productif en période de disette budgétaire  et d’engagements internationaux  de réduction des émissions de gaz  à effet de serre ?

Selon des informations parues la semaine dernière dans la presse, et émanant semble-t-il de la direction de l’aéroport de Châteauroux-Déols, non seulement en 2016 les vols « super low cost » Châteauroux-Nice seraient renouvelés, mais en 2016 ils se développeraient sur une période deux fois plus longue. Et il est en outre prévu d’ouvrir une nouvelle ligne Châteauroux-Lyon !

Il nous faut donc tenter une nouvelle fois d’appeler à la raison.

Nous avions annoncé en 2015 la charge anormale supportée par les collectivités locales pour la mise en place de la ligne Nice-Châteauroux. Malheureusement, le bilan de cette première année d’exploitation ne fait que la confirmer. Pour un total de 1178 voyages, la Région et l’agglomération de Châteauroux ont dû débourser 175 000 €.

Est-il bien raisonnable que pour ce type de transports les contribuables doivent payer 150 € pour chaque passager, quand ces derniers ne payent en moyenne que 85 € ? Il suffit de comparer avec les prix pratiqués pour les vols Châteauroux-Ajaccio (minimum à 300 €) qui est, elle, une ligne qui fonctionne normalement, sans subvention publique.

Il faut rappeler aussi que les compagnies qui développent ces vols low cost grâce aux subventions publiques  ont été maintes fois dénoncées pour le non respect du droit du travail en vigueur en France ; or dans ce cas en plus il s’agit d’un vol intérieur.

Enfin, suite à l’accord international sur le climat de décembre dernier, la France s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effets de serre dans des proportions ambitieuses. Mais comment tenir nos engagements internationaux si les collectivités territoriales ne s’engagent pas elles-mêmes dans des politiques volontaristes ?

Les 175 000€ devraient être investis dans des projets de développement alternatif qui permettent d’adapter progressivement notre société et notre économie aux enjeux planétaires.

Caroline GAUTHIER, porte-parole d’EELV 36

Gérard NICAUD, conseiller régional écologiste (Indre)