Portrait Pascale Rossler

Développement rural et véloroutes

Intervention de Pascale Rossler

 

Monsieur le président, je souhaitais rapidement faire part de notre satisfaction par rapport à la place du vélo, notamment concernant ses impacts vertueux en milieu rural.

En effet, après la « Loire à vélo », nous avons choisi de poursuivre les investissements à des taux élevés, abondés par le FEADER. Ce sont 9 véloroutes nationales et 2 européennes qui composent le projet, abondés de plus de 100 boucles cyclables de 10 à 40 km, soit pour tous les niveaux de pratique. Ainsi 3 500 km d’itinéraires sont qualifiés, sécurisés et signalés, et nous frôlerons les 4 000 km d’ici la fin de l’année.

Notre région est la première région du tourisme à vélo. Notre projet a pu aboutir dans la capillarité, c’est-à-dire la valorisation de toutes nos richesses, parce que le vélo peut être une fin en soi pour certains, mais c’est surtout un vecteur de découverte de tous nos patrimoines, naturels, culturels, gastronomiques, bâtis, historique et culturels. Il est donc surtout un créateur d’emploi local, de qualité, de lien et de fédération entre les hommes qui font vivre nos territoires.

Et là est aussi la grande valeur ajoutée de notre modèle de développement du vélo : les 44 échappées à vélo de cette année on vu autant d’initiatives de mises en lien entre les acteurs, d’une créativité culturelle très riche, rassemblant sur ces 44 événements près de 25 000 cyclistes qui ont pu se rassembler et en profiter.

Les retombées économiques de la simple Loire à vélo sur la région (550km sur les 3 500 linéaires cyclotouriques) croissent encore et dépassent les 21 millions d’euros par an, là où l’investissement total a représenté 50 millions d’euros sur 10 ans.

Je suis au passage abasourdie de voir la manière fallacieuse ou très mal informée (dans les deux cas c’est très inquiétant) avec laquelle Monsieur Philippe Vigier a organisé une conférence de presse lors du festival de Loire avec pour unique intention de dénigrer notre politique, pourtant consensuelle. A l’heure ou le grand gagnant de toutes les élections depuis quelques temps est de loin l’abstention, ces méthodes me semblent parler d’elles-mêmes.

Au delà, le vélo nous apparaît comme un enjeu sociétal beaucoup plus large et majeur. Vecteur de bien-être, il est également un facteur d’amélioration de la santé, de « décarbonage » important au moment où nous savons que la pollution à l’azote ou aux particules fines provoque 600 000 décès prématurés en Europe chaque année, que la pollution est également responsable d’un doublement en vingt ans des cas d’asthme chez les enfants. Elle coûte chaque année plus de 100 milliards d’euros à la France et tue chaque année 45 000 français.

Ainsi nous, écologistes, soutenons un modèle où, au-delà du vélo, de nouvelles formes de mobilité tant en milieu urbain qu’en milieu rural, plus coopératives et accessibles, bref durables, voient le jour.