Portrait Moïsette Crosnier

Développement touristique : diversifier et promouvoir l’hébergement léger

Intervention de Moïsette Crosnier

 

Je voudrais tout d’abord saluer le succès du tourisme à vélo. L’ambition régionale de devenir la première région de tourisme à vélo est à présent une réalité. Sans entrer dans des détails chiffrés, nous pouvons dire que la Région dispose, dans ce domaine, de l’offre la plus développée en France. Nous allons, maintenant, nous appuyer sur la réussite de la Loire à vélo pour continuer à développer et valoriser le réseau cyclable.

 

L’achèvement complet de la Loire à vélo en 2013 a marqué une étape importante de notre ambition. Sur les 10 prochaines années, seront investis une quarantaine de millions d’euros sur des travaux d’aménagement en partenariat avec les autres collectivités territoriales. Ces aménagements seront faits dans tous les départements que ce soient pour relier les châteaux ou pour longer les fleuves ou des canaux : Indre, Creuse, canaux du Loing et de Briare et la véloroute Jacquaire passant par Chartres et Tours.

 

Nous avons enclencher une formidable dynamique et je ne doute pas qu’il reste encore un potentiel énorme.

 

Je voudrais mettre l’accent sur 2 points qui me semblent incontournables dans l’avenir. 

 

Tout d’abord permettre à toutes les formes de tourisme durable de profiter des réseaux et infrastructures. Je pense en particulier à la randonnée pédestre. Elle ne me semble, ni occuper la place qu’elle mérite, ni prendre en compte le potentiel dont elle est porteuse. Des aménagements pour concilier le passage des piétons et des cyclistes sont possibles. Il faut intégrer cette double possibilité dans nos projets d’aménagement.  Les chemins jacquaires dans notre région sont importants : Deux chemins partent de Paris, l’un passant par Chartres et l’autre par Orléans. Il y a aussi les chemins venant de Vézelay qui passent dans le Berry, en particulier par Bourges et Châteauroux. Le formidable engouement pour ces chemins est connu de tous. Les nombreux livres et émissions de télévision en témoignent. Je participe aux réflexions dans le cadre des forums « Bassin Vie » de Pithiviers : une volonté locale de promouvoir ce chemin se manifeste et nous ne sommes pas en bord de Loire! 

 

Rêvons un peu : inciter les parisiens à prendre leur bâton de randonneurs ou leur vélo au lieu de leur voiture pour partir en vacances, c’est possible! Ce sera peut être le prochain slogan publicitaire dans le métro. Notre Région a tous les atouts pour devenir aussi la première Région de Tourisme pédestre.

 

Le second point c’est l’hébergement. Il risque d’être un frein si nos capacités ne se développent pas suffisamment. Dans le rapport, il est dit et je cite : « encourager la montée en gamme de l’hébergement existant ». Personnellement je déplore l’insuffisance criante de gîtes d’étape. Les randonneurs et les cyclistes n’ont pas toujours envie de porter tentes et matériel de couchage. Beaucoup souhaitent trouver un lit et un équipement pour préparer leur repas. Pour connaître cette forme d’hébergement dans d’autres régions où les chemins de Compostelle existent, je peux témoigner qu’elle génère des flux et un commerce de proximité importants. Les chambres d’hôtes, ne répondent pas à cette demande ni par leur prix ni par leur forme d’accueil. Nous cherchons les moyens de retenir les touristes? Si ils ne passent pas deux nuits au même endroit, nous pouvons les ralentir en leur proposant des itinéraires de qualité à petit budget pour rester une ou deux semaines dans la Région.

 

Vous l’avez compris plus plus que montée en gamme, je dirais élargissons, développons toute la gamme d’hébergement et rendons le tourisme de notre région accessible à tous. Dans ce domaine le partenariat avec les communes est indispensable. Il faut inciter les aider à faire des gîtes municipaux sur leur territoire.

 

Pour résumer : bravo pour le vélo, ayons la même ambition pour le tourisme pédestre et développons gîtes et accueil hôtelier.