DM n°1 2019

Cela fait plusieurs mandatures que la Région poursuit avec constance le développement des véloroutes comme un axe fort de sa politique touristique. Elle occupe un rôle de premier plan grâce à la Loire à Vélo, qui devrait battre tous les records de fréquentation cette année, mais aussi et surtout grâce aux nombreuses boucles, 150, qui sont financées notamment à travers les CRST, et qui forment de véritables canaux d’irrigation pour le développement des touristes. Il est frappant de voir la correspondance entre la carte des projets d’hébergement et le tracé des véloroutes, structurantes comme secondaires.

La Région fait face maintenant à la construction de la véloroute la plus importante depuis la Loire à Vélo : la vélo route Cœur de France à Vélo, qui reliera la Loire à Vélo du Cher à Tours sur un trajet de 330 km en passant par le Loir-et-Cher. Déjà pour la Loire à Vélo, la Région avait adopté une démarche qui fait référence : signalisation, services, promotion… Les Châteaux de la Loire ont donné un écrin évident à la mise en tourisme de cette voie. Tel n’est pas le cas de la véloroute Cœur de France à vélo. Là aussi, la Région innove et lance une opération de mise en tourisme sur l’ensemble du parcours, qui sera achevé aux deux tiers dès cette année. Ainsi, au-delà du financement régional qui peut aller jusqu’à 80% pour la construction et qui représente 15 millions d’investissement régional au total, je me félicite de l’ouverture de cette AE de 72 000 euros pour contribuer à la mise en tourisme, commune par commune, tout le long du parcours. A chaque étape, le touriste à vélo sera accueilli dans des endroits aménagés et embellis où il trouve des services et l’information nécessaire à son séjour et à sa découverte des sites naturels et culturels. Une panoplie de formation et d’outils pour l’accueil du touriste à vélo est proposée aux élus locaux qui verront arriver, on l’espère, un million de nouveaux cyclotouristes sur leur territoire. Il ne reste plus qu’à concevoir la promotion touristique de cette nouvelle vélo route structurante, le CRT est naturellement missionné pour cela.

Le budget alimentation qui s’est progressivement structuré au cours des trois premières années du mandat, voit sa première augmentation avec une AE de 100 ke, afin de faire face aux démarches en faveur de la relocalisation de l’alimentation de la part d’acteurs économiques qui n’étaient pas soutenus jusqu’à présent : démarches de promotion et de commercialisation des produits locaux et actions de sensibilisation auprès du public à une alimentation locale. Le développement du Bio, autant en production qu’en transformation, est une nécessité de plus en plus incontournable dans notre Région, qui reste encore dernière ou avant-dernière des Régions de France, et fait écho aux dispositifs régionaux de l’alimentation et à la demande croissante du public.

Christelle de Crémiers