Droits des femmes : en 2019, obtenir l’égalité est toujours un combat !

Plusieurs décennies de luttes féministes ont heureusement permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est encore loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme », mais bien celle de la lutte pour les droits des femmes.

En 2019, les femmes sont nombreuses à se mobiliser. Elles dénoncent les violences sexistes et sexuelles à la maison, dans l’espace public, au travail. Elles alertent sur les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l’école, dans la vie publique et privée. Elles condamnent la précarité, la pauvreté, le chômage. Elles refusent les inégalités au travail en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Elles rappellent les conséquences de toutes ces inégalités sur le montant des retraites. Elles dénoncent les conséquences de la répartition inégalitaire des tâches domestiques sur la vie des femmes. Elles luttent contre les remises en cause du droit à l’avortement, à l’accès à la contraception. Elles exigent la garantie de services publics pour toutes et tous, des services à développer et équilibrer sur l’ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d’autonomie. Elles combattent la lesbophobie et tous les stéréotypes relatifs à toute autre catégorie discriminée. Elles soutiennent les migrantes et réfugiées. Elles n’admettent pas les discriminations, comme celles visant les femmes handicapées.

Cette liste, bien longue, montre que derrière toutes ces inégalités, il y a un système social, éducatif, patriarcal. Parce que cela doit cesser, nous appelons à agir ce vendredi 8 mars sur tout le territoire, par des actions de grève, des débrayages, des rassemblements, des manifestations.

L’égalité entre les femmes et les hommes est une question de justice sociale et de démocratie. C’est un levier pour gagner l’émancipation de toutes et tous.

Les élu-e-s du groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire