Il faut abolir l’élevage d’animaux dans le seul but d’obtenir de la fourrure !

Le groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire est absolument révolté par l’horreur qui a été décrite par l’association de défense des animaux One Voice dans un élévage de visons situé dans le Perche eurélien : « des visons à peine nés, agonisants, coincés sous les cadavres de leurs congénères. Partout dans cet élevage, des jeunes et des adultes se meurent au milieu des excréments et des corps en décomposition. Les cages sont jonchées de visons morts souvent déchiquetés, parfois momifiés, sur lesquels rampent les survivants » (extrait du communiqué de presse publié par One Voice).

Si nous prenons acte de la vérification faite par le journal L’Echo Républicain auprès de la Préfecture d’Eure-et-Loir que l’établissement a bien été contrôlé le 21 mai dernier et que la santé des animaux n’avait alors pas été remise en cause, cela ne peut pas constituer une réponse suffisante. Après des révélations aussi graves, toute la lumière doit être faite sur la SCEA des Aubépines qui fournit en fourrure le marché chinois depuis une trentaine d’années. 

Le vison est le seul animal élevé exclusivement pour sa fourrure en France. Pourtant, en 2019, personne n’a besoin de fourrure pour se vêtir. Rien ne justifie d’élever dans des cages des visons, c’est-à-dire des animaux exotiques, semi-aquatiques, solitaires, qui passent normalement leurs journées à chercher de la nourriture, à plonger et à explorer leur environnement.

Au Royaume-Uni, en Bosnie-Herzégovine, en Suède, en Croatie, en Macédoine, en République tchèque, en Slovénie et en Autriche, tous les élevages pour la fourrure sont interdits par la loi. Les Pays-Bas et le Danemark ont voté l’interdiction pour 2024, la Flandre pour 2023 et la Norvège pour 2025.

Nous demandons donc la fermeture de cet élevage de visons en Eure-et-Loir. Cependant, le caractère exogène de cet animal engendre un impératif de gestion environnementale : il serait catastrophique de rejeter ces visons dans un milieu naturel qui ne serait pas le leur.

Plus généralement, l’abolition de l’élevage d’animaux dans le seul but d’obtenir de la fourrure, ainsi que l’interdiction de leur commerce, sont nécessaires.

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional