La Région Centre-Val de Loire signe la Charte régionale d’engagements contre les perturbateurs endocriniens

Grâce à la pugnacité des élues écologistes Alix Téry-Verbe et Michelle Rivet, la Région s’engage aujourd’hui sur ce dossier important.

Le développement de la chimie entraîne un contact croissant avec de plus en plus de nouvelles molécules non testées, aux impacts souvent mal connus. Durant notre vie, nous sommes ainsi exposés à de multiples polluants, même à faible dose. En quelques décennies, les maladies chroniques ont explosé : le cancer touche en France un homme sur deux, une femme sur trois, et il a progressé de 88 % en 25 ans ; plus de 6 millions de personnes sont concernés par l’obésité ; 2 millions par le diabète de type 2… Et ces chiffres sont en augmentation constante !

La situation sanitaire actuelle nous interpelle sur les risques désormais patents des comorbidités qu’induisent les maladies chroniques. Nombre d’entre elles sont dues à nos modes de vie, notre environnement et notamment aux perturbateurs endocriniens.

C’est pour cela que le groupe des élus écologistes au Conseil régional a initié un vœu en 2017, adopté à l’unanimité, afin de lancer une étude régionale sur l’impact des perturbateurs endocriniens. En juillet 2020, une délibération a été adoptée en session. Différents supports de communication et de sensibilisation ainsi que des actions de prévention dans les lycées sont ainsi mis en place. La collectivité a pour ambition de travailler ce sujet en transversalité via les défis citoyens pour le climat et de mettre en place un plan d’action interne avec un regard particulier sur les marchés publics.

Alix Téry-Verbe et Michelle Rivet ont travaillé pour concrétiser la signature de la Charte régionale d’engagements contre les perturbateurs endocriniens, initiée par André Cicolella (président du Réseau Environnement Santé) et ainsi inscrire le Centre-Val de Loire dans un mouvement national.

Un engagement à agir avec cinq leviers (phytosanitaires, alimentation, information des différents publics, marchés publics, information de la population) visant à :

  • Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires et biocides qui contiennent des perturbateurs endocriniens afin de tendre vers leur élimination,
  • Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens dans l’alimentation en développant la consommation d’aliments biologiques et l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer ne comportant pas de perturbateurs endocriniens,
  • Favoriser l’information des femmes enceintes, des futurs parents et parents, des jeunes, des consommateurs ainsi que des professionnels et des collectivités à l’enjeu des perturbateurs endocriniens,
  • Déployer une politique d’achats éliminant progressivement les perturbateurs endocriniens dans les achats publics ainsi que dans les politiques publiques,
  • Informer les citoyens sur l’avancement des engagements.

La signature de cette charte représente un acte fondateur du plan d’action et ouvre une nouvelle phase de la prévention dans notre région afin de connaître, d’informer et de sensibiliser pour réduire (enfin) les impacts de ces substances nocives.

Charles Fournier, porte-parole du groupe écologiste

Benoît Faucheux, président du groupe écologiste