La Région mobilisée pour répondre aux besoins des territoires en matière de santé

Intervention d’Estelle Cochard

Cher président, chers collègues, au-delà de la décision d’augmenter des quotas, saluée par notre groupe, nous souhaitons mettre en avant quelques exemples illustrant l’agilité dont notre Région fait preuve pour répondre aux besoins en matière de santé des territoires qui la composent :

  • La création de l’Ecole Universitaire de Kinésithérapie de la Région Centre-Val de Loire à la rentrée de septembre 2019. Cela renforce les relations entre les acteurs du secteur santé en lien avec les deux Universités et permet de proposer une collaboration pluridisciplinaire de certains apprentissages. Les jeunes kinésithérapeutes se voient délivrer à l’issue de leur formation un Diplôme d’Etat permettant un exercice immédiat ainsi qu’une reconnaissance de 300 crédits européens permettant une poursuite d’études.
  • Les Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP. Avec près de 100 structures d’exercice coordonné (MSP et centres de soins), la Région Centre-Val de Loire est la toute première au plan national. De telles structures contribuent à l’évidence à faciliter le parcours de soins du patient, et à rendre l’exercice professionnel plus attractif pour les jeunes professionnels qui, majoritairement, rejettent l’exercice isolé et préfèrent le travail en équipe et la mutualisation de fonctions, notamment administratives.
  • Les Contrats Locaux de Santé (CLS). Ils permettent l’élaboration d’un programme d’action entre élus et acteurs de la santé, afin d’agir conjointement sur l’ensemble des facteurs favorisant la bonne santé des habitants (accès, prévention, …). La Région soutient depuis 2014 aux côtés de l’ARS l’animation de ces Contrats Locaux de Santé.

Et d’ailleurs je veux ici souligner une nouvelle fois les engagements du CLS de la communauté de communes « Cœur de Beauce » en matière d’amélioration de parcours de santé des personnes vulnérables, de promotion des environnements favorables à la santé dont des actions de sensibilisation aux facteurs de risque en santé-environnement et de réduction des sources d’exposition, mais aussi de développement de l’interconnaissance et la coordination des acteurs et des structures ressources.

  • Le soutien aux Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS).  Le territoire régional se distingue au plan national par la rapidité d’émergence de CPTS grâce à l’action conjuguée de l’ARS, de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) à qui l’animation a été déléguée et du Conseil régional qui soutient ces initiatives. En ce début d’année 2020, 70 % des habitants de la région habitent sur un territoire où la CPTS est créée. Afin d’encourager et d’accompagner la mise en place de ces CPTS, la Région accorde depuis 2017 une aide forfaitaire au démarrage de 20 000 €. Le financement s’opère dans le cadre des CRST afin de favoriser et optimiser l’articulation entre les CPTS (à l’initiative exclusive des professionnels) et les CLS (à l’initiative des collectivités).
  • Et maintenant, les DEFI-Santé (Développement de l’Emploi par des Formations Inclusives) pour les ambulanciers et les aides-soignantes qui auront pour effet de territorialiser les étudiants et surtout, selon nous, embarquent et impliquent plus fortement les employeurs dans les cursus de formation de ces étudiants.

Ce rôle décidé par la Région de soutien et d’accompagnement des actions et initiatives en matière de politique santé représente une plus-value dans les territoires nous apparaît vraiment primordial. Face au désengagement de l’Etat, nous apportons un ensemble de réponses sur les problématiques de désertification.

Il nous parait essentiel de faire non pas pour les territoires mais de faire avec les territoires.

Le groupe écologiste affirme aussi la nécessité de prendre en compte les notions :

  • de démocratie sanitaire fondée sur un accès aux soins pour tou-te-s et un renforcement des droits, de la prévention basée sur la santé environnementale et les expositions aux polluants et particules,
  • de santé holistique (physique, mentale, au travail, dans l’écosystème) – dont les thérapies non médicamenteuses, qu’elles soient issues des sciences humaines et sociales ou des médecines dites douces ou traditionnelles -,
  • de recherche guidée par les besoins sanitaires réels et non par les perspectives de rente économique que représente telle ou telle pathologie, et de principe de précaution comme principe d’innovation.

Et pour conclure, je voudrais rappeler que nous avons voté un vœu le 2 mars 2017 pour que soit réalisée une étude sur l’impact des perturbateurs endocriniens, je crois d’ailleurs qu’on en entendra parler très prochainement.