La transition énergétique en milieu rural

Intervention de Michelle Rivet

Il n’y a plus à s’interroger sur le pourquoi de la transition énergétique mais sur le calendrier et les moyens de la déployer et je me félicite du volontarisme affiché par notre Région dans ce rapport notamment à travers la perspective de la COP.

Je m’attacherai plus particulièrement à la partie territoriale du rapport et à ses retombées pour les zones rurales de notre région.

Beaucoup de Pays de la Région investissent déjà dans l’efficacité énergétique en bénéficiant du soutien des Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale dont 15 % des montants sont orientés sur cet enjeu. Ces aides sont déterminantes mais de plus en plus de territoires prennent conscience de l’urgence climatique et aussi des opportunités économiques de la transition énergétique.

La Région va donc renforcer son intervention et je citerai quelques exemples qui ont des impacts directs dans les territoires :

  • Le déploiement des plateformes territoriales de rénovation énergétique :  Ce sont à la fois des services à la population, elles génèrent de l’emploi pour les artisans locaux et des économies pour les ménages.
  • Le soutien aux projets citoyens dans les énergies renouvelables : les territoires ruraux sont ceux qui ont le plus de capacité à développer les productions ENR dans leur espace mais l’implication des habitants permet plus de retombées sur le territoire et une appropriation locale des projets.
  • L’aide aux filières émergentes liées à l’agriculture ou la sylviculture : la méthanisation, la production de matériau biosourcés
  • La poursuite du soutien à la filière bois-énergie présente d’ores et déjà sur la quasi-totalité du territoire régional
  • La pérennisation des Conseillers en Energie  Partagés mis en place dans des territoires pionniers ils ont prouvé leur opérationnalité et font partie des réalisations exemplaires à promouvoir et étendre sur les territoires.
  • La poursuite et l’élargissement des Contrats d’Objectif Territorial (COT ENR)

Par ailleurs le rapport prévoit un outil régional de gouvernance :l’Assemblée pour le Climat et la Transition énergétique (ACTE). Cet outil est indispensable à l’observation de la situation, aux échanges d’expériences, à l’élaboration d’une feuille de route de la transition et au pilotage de la COP .

Enfin cette COP sera un moyen précieux de partage et de mise en perspective pour les territoires déjà engagés dans un processus de transition et pour tous les autres un temps de découverte et de mobilisation.  Le travail sur la trajectoire régionale et les scénarios pour atteindre les objectifs ne prendra toute sa force que s’il convainc et  se décline dans les territoires et avec eux.