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Le Front National contourne la parité et nous rappelle son opposition à l’égalité entre les femmes et les hommes

Nous apprenons que Philippe Loiseau, président du groupe « Front National » au Conseil régional du Centre, va pouvoir entrer au Parlement européen consécutivement à la démission de Jeanne Pothain. Cette dernière avait été élue le 25 mai dernier en tant que deuxième de la liste présentée par son parti sans il est vrai avoir vraiment participé à la campagne.

 

Voilà qui n’est pas sans rappeler ce qui s’était produit en mars 2010 à l’occasion des élections régionales. En région Centre, la liste « Front National » conduite par Philippe Loiseau, non contente d’avoir placé un homme en tête de chacune des 6 sections départementales, avait osé demander à la seule femme qu’il avait fait élire au Conseil régional, en l’occurrence Viviane  Valette, n° 2 dans le Loiret, de démissionner, ce qui permet à Philippe Lecoq, n° 3 dans ce département, de siéger à sa place depuis le début du mandat.

 

Nous tenons à dénoncer ces méthodes utilisées par le Front National pour contourner la parité prévue par la loi.  Des méthodes qui ne sont pas spécifiques à notre région puisque dans une autre circonscription européenne, celle des régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, une élue issue des rangs du Front National, Joëlle Bergeron, a subi des pressions pour laisser sa place au Parlement européen à un homme (elle a refusé de démissionner et siègera comme dissidente).

 

La parité en politique ne touche qu’un aspect des inégalités femmes-hommes, mais elle est un levier pour avancer vers une véritable parité dans la vie professionnelle, économique, sociale et domestique.

 

A l’opposé le programme du Front National témoigne d’une vision rétrograde de la place des femmes : revenu parental pour les « femmes au foyer », déremboursement des « IVG de confort », silence sur les inégalités salariales, etc. 

 

La présence d’une femme à la tête du Front National ne doit pas masquer le caractère profondément machiste de ce parti d’extrême droite, dont l’accession au pouvoir constituerait une grave menace notamment sur les droits des femmes acquis depuis une quarantaine d’années.

 

 

 

Les quatre vice-président-e-s écologistes  du Conseil régional du Centre :

Gilles Deguet, Chantal Rebout, Michelle Rivet, Pascale Rossler

 

Le président du groupe écologiste au Conseil régional du Centre :

Jean Delavergne