Rôle des groupes politiques, du CESER, de la CRJ

Intervention de Michelle Rivet

 

Pour le groupe écologiste, quelques mots simplement afin de souligner la nécessité des moyens donnés aux groupes pour l’exercice serein de la démocratie au sein de notre hémicycle. Ces moyens contribuent à la pluralité des expressions et au lien avec les électeurs. L’attribution proposée est équitable et dans des limites raisonnables.

Le  groupe écologiste n’a pas de remarques particulières sur le rapport qui fixe les indemnités des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESER). Mais c’est l’occasion pour moi d’évoquer leur rôle et la place de cette assemblée au côté de l’assemblée élue. L’existence d’une assemblée consultative de représentants du monde économique,  professionnel, associatif a en effet valeur d’atout dans la crise démocratique que nous connaissons.

D’emblée cependant quelques bémols : en particulier sur la représentation incomplète de la société dans le CESER. Nous avons connu au cours de la mandature précédente une évolution notable de cette représentation avec l’entrée de représentants des associations de défense de l’environnement, puis, avec le renouvellement des membres, de quelques femmes supplémentaires. Mais le CESER reste très déséquilibré et  souffre, comme c’est aussi le cas de la grande majorité des assemblées élues, d’un large déficit de représentantEs et de jeunes.

La mise en place de la Conférence régionale de la jeunesse (CRJ) a été en tout cas une réponse partielle pour donner voix au chapitre  aux jeunes, étudiants, apprentis, chômeurs, non (encore) insérés dans les organisations  représentées au CESER. Cependant l’intérêt du CESER est indéniable dans ses travaux sur les sujets  régionaux. A cet égard  je suis moins convaincue par la production des avis sur les  rapports de nos sessions  que sur  d’autres travaux menés souvent après autosaisine.

Ce n’est pas un jugement sur la qualité de ces avis. D’autant que, pour l’avoir vécu,  les échanges préalables entre les vice-présidents qui présentent ces rapports et les conseillers du CESER sont souvent fructueux. Simplement, ces avis in fine ont peu d’écho et d’impact, hormis quand leurs analyses peuvent être reprises  par des conseillers régionaux d’opposition en mal d’argumentaire. Par contre, les travaux de fond sur des sujets régionaux et les travaux de prospective ouvrent les sujets et sont souvent intéressants. Je pense par exemple au travail de prospective mené par le CESER en amont des consultations sur le SRADDT (Schéma Régional Aménagement et de Développement Durable du Territoire) ou à celui sur l’Etablissement Public Foncier Régional (EPFR).

Amener de la réflexion et de l’expertise citoyenne nourrit la démocratie et le CESER peut participer à la poursuite de cet enjeu.