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Nitrates : soyons responsables !

Ce matin, en commission permanente du Conseil régional, à l’occasion d’un débat sur la révision des « zones vulnérables », les élus EELV ont tenu à rappeler l’importance de mener une politique de lutte contre la pollution de l’eau par les nitrates. 

Face aux différentes protestations de ces derniers jours au sujet de la révision des « zones vulnérables », le groupe écologiste a réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre une véritable politique de protection de l’eau. Cela fait un quart de siècle qu’une directive a été adoptée par l’Union Européenne pour mettre en œuvre des programmes d’actions permettant de réduire cette pollution : maîtrise de la fertilisation azotée, régulation des épandages, gestion adaptée de la couverture des sols, …

L’eau est un bien commun de l’humanité. La protéger des pollutions provoquées par les nitrates d’origine agricole est une nécessité afin de prévenir les risques pour la santé humaine mais aussi pour la préservation de la biodiversité. Les nitrates constituent aujourd’hui avec les pesticides la cause majeure de pollution de l’eau, tout particulièrement en région Centre où cette situation a notamment conduit à la fermeture de nombreux forages d’eau potable. Par ailleurs, les excès d’azote sont également responsables de l’expansion des algues vertes sur le littoral et de l’eutrophisation des milieux aquatiques.

Pour le groupe des élus EELV, les irresponsables sont ceux qui peuvent laisser croire qu’au XXIème siècle, on pourrait continuer à contester les liens entre un certain modèle de production agricole et cette pollution ainsi qu’à nier l’importance de la qualité de notre environnement.

Outre les atteintes à l’environnement, la perpétuation de cette situation risque véritablement de conduire la France à verser des amendes considérables à l’Union Européenne.

N’était-ce pas depuis 23 ans le rôle des gouvernements et de ceux qui disent parler au nom de toute « la profession agricole » que d’accompagner le monde rural dans sa transition vers un modèle plus soutenable ?

Aujourd’hui, pour accompagner ce changement malgré le retard pris, et pour faire face aux difficultés que pourraient notamment rencontrer les éleveurs dans l’adaptation de leurs outils de production aux nouvelles normes en vigueur, les élus EELV agissent pour que soient bien mobilisés des financements publics, en particulier ceux du FEADER.

Il est temps de conforter les démarches de tous ceux qui contribuent à faire émerger un nouveau modèle agricole qui garantisse à la fois le maintien du tissu rural, la qualité de l’alimentation et la préservation de l’environnement.

 

 

Jean DELAVERGNE, président du groupe EELV au Conseil régional