Portrait Pascale Rossler

Orientations budgétaires pour 2015 : tourisme et environnement

Intervention de Pascale Rossler

 

Si les politiques touristiques en faveur des véloroutes se retrouvent confortées et ont fait la démonstration de leur intérêt, triplement vertueux (les retombées économiques sont de 60€/jour en moyenne pour les touristes a vélo et même 90 pour les touristiques nordiques, contre 40€/jour pour des touristes en voiture, tout cela en découvrant la richesse de notre patrimoine naturel via une mobilité douce et propre, et avec un accès social totalement gratuit, et des retombées en terme d’emplois attachés au territoires, non delocalisables), les politiques en faveur du tourisme pour tous via l’opération premières vacances en famille ont elles aussi pris une ampleur significative puisque plus de 100 familles primopartantes ont cette année pu en bénéficier, notamment grâce a l’UNAT, association de tourisme associatif à vocation sociale.

Enfin les associations de protection de l’environnement voient le travail d´ampleur qu’elles ont initié conforté. Travail de structuration des données de connaissance naturaliste, de leur interprétaion via l’observatoire REGIONAL de la biodiversité,  de pédagogie autour de ces enjeux via l’Ecopole, et de structuration de tout ce travail entre elles et autour du copilotage état région de ces politiques. Cela me donne envie de saluer la majorité régionale qui a bien compris l’ampleur de ces enjeux de préservation de la nature et de l’environnement.

En écho aux désengagements de l´Etat, notamment sur la taxe poids lourd et aux termes de « contraintes » souvent associés aux mesures visant à prendre en compte l’impact environnemental de nos choix, je voudrais rappeler que la dette environnementale c’est une réalité, qui nous présente déjà la facture (catastrophes climatique, recrudescence des pathologies environnementales, respiratoires, réfugiés climatiques), c’est une dette collective, un coût économique (mais pas seulement) considérable (le rapport STERN avait parlé à propos du climat d’un rapport de 1 à 20 entre prévenir et guérir, et il est du même ordre en ce qui concerne l’effondrement de la biodiversité, 7% du PIB).

Cette dette nous concerne tous et il est de notre responsabilité collective de prendre en compte la coût réel de la dégradation, aujourd’hui « gratuite », de notre environnement, dans chaque sphère socio-économique. Et je souligne la pertinence de ces orientations budgétaires pour 2015 sur un certain nombre de sujets (pas tous), directement ou indirectement en lien avec l’environnement, qui continuent à ne pas vouloir sacrifier demain pour aujourd’hui pour que « l’aujourdhui de demain » ne voit pas les crises économiques sociales et environnementales continuer de s’amplifier mutuellement.