Orientations budgétaires pour 2019 – Tourisme et alimentation

Intervention de Christelle de Crémiers

 

La baisse importante des ressources en provenance de l’État et l’effet « 1,2 % » qui  comme cela a été expliqué avant moi, revient à diminuer de manière obligatoire les dépenses de fonctionnement, sont les deux lames d’un même ciseau qui taillent dans les marges de manœuvre des régions, mais aussi des autres collectivités territoriales. Même si, vaille que vaille, la Région tient bon et réaffirme sa ligne politique et son ambition, force est de constater qu’elle ne peut jouer pleinement son rôle sur l’ensemble des compétences dévolues par la loi et transférées par l’État sans bien sûr de compensation correspondante. Car notre Région est incontestablement bien gérée. Et dans ce cas, toute diminution de ressources impacte directement son action. Malgré tout, notre Région, qui était bien gérée par le passé, le restera dans l’avenir et conciliera la gestion sérieuse et une politique dynamique et résolument tournée vers les enjeux du 21e siècle : la crise climatique et environnementale et la démocratie.

Mais il est difficile de ne pas être inquiète quand on considère que les Régions sont le dernier rempart pour l’équilibre des territoires et pour le développement économique local et que leurs ressources sont en baisse constante. Notre Région considère le tourisme comme un outil important de l’aménagement du territoire. Elle met la priorité en 2019 sur les contrats avec les collectivités, notamment les départements, avec qui la région partage la mission de développement touristique. Elle maintient le financement des véloroutes, notamment celle du Canal de Berry et du Cher qui est, couplée à la Loire à vélo, l’ouvrage structurant du tourisme à vélo des dix prochaines années. J’en profite pour partager avec vous le nom qui a été voté de manière démocratique par les différents partenaires, mais aussi par un panel de citoyens . Elle s’appelle « Cœur de France à vélo ». Le financement des « 500 ans de la Renaissance » est clairement orienté sur le budget tourisme dans un objectif de fidélisation et de maintien, dans les années suivantes, des flux nouveaux en 2019.

Côté alimentation, le budget devrait être maintenu, et dans l’état actuel des contraintes, maintenir c’est augmenter. Un véritable travail de dentelière pour créer, territoire par territoire, avec les acteurs volontaires, et les élus des collectivités infra, des Projets Alimentaires de Territoire, préfigurant les Systèmes Alimentaires Territoriaux. En même temps, le travail porté conjointement par C du Centre, le CRT et la Région pour communiquer et promouvoir l’engagement des producteurs, des artisans et des PMI de notre région, ainsi que des restaurants collectifs et touristiques, pour une alimentation saine, non artificialisée, accessible à tous, fait partie de ces politiques ambitieuses propres aux enjeux du 21e siècle que la Région entend prendre à bras le corps.