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PAS D’ANNÉE BLANCHE EN RÉGION CENTRE POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE !

Convention Région – ADEME – Etat 2014

 

Ce vendredi 14 février, lors de la Commission Permanente du Conseil régional du Centre, a été adoptée la Convention Région – ADEME – Etat 2014. Gilles Deguet, vice-président écologiste en charge de l’énergie, de l’eau, de l’air et des déchets, explique que cette convention met l’accent sur des nouvelles priorités pour orienter la collectivité vers son devenir d’Eco-Région.

 

La Région, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et l’Etat s’inscrivent dans une démarche partagée visant à amplifier les actions de maîtrise de l’énergie, de lutte contre le changement climatique ainsi que de protection de l’environnement, de développement durable et d’économie circulaire afin d’engager les territoires dans une démarche de Transition Énergétique et Écologique.

 

La précédente convention Région – ADEME – Etat était inscrite dans le volet Territorial du Contrat de Projets Etat – Région 2007-2013 (CPER 2007-2013). Un nouveau CPER est en cours d’élaboration pour les années allant de 2014 à 2020. Il ne prendra pas effet avant la deuxième moitié de l’année 2014. Plutôt que de perdre quasiment une année en attendant la finalisation du futur CPER pluriannuel 2014-2020, la Région et la délégation régionale de l’ADEME ont proposé d’adopter une Convention Région – ADEME – Etat spécifique pour l’année 2014, qui anticipe le CPER 2014-2020 et lui sera ensuite rattachée.

 

Avec cette Convention 2014, et compte-tenu des engagements pris par la Région, dans le cadre de son Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT) et de son Plan Climat Energie Régional (PCER), les écologistes se réjouissent que le Conseil régional et l’Etat s’engagent en région Centre dans les programmes suivants :

– l’efficacité énergétique des bâtiments,

– le développement des énergies renouvelables,

– le soutien aux approches territoriales dont notamment l’appui aux PCET (Plans Climat Energie Territoriaux),

– le développement de l’économie circulaire et la lutte contre l’épuisement des ressources naturelles,

– l’éco-mobilité et la surveillance de la qualité de l’air.

 

Le budget prévu pour l’année 2014 est de 5,7 millions d’euros (M€), dont 3 M€ venant de la Région et 2,7 M€ venant de l’ADEME.

 

Les élus régionaux écologistes approuvent en particulier deux mesures ouvrant la perspective de la transition écologique :

 

1. Le renforcement dans l’animation et l’accompagnement des habitants dans le domaine de la rénovation énergétique des logements et des bâtiments, avec notamment un soutien accru aux Espaces Info Energie (EIE), au dispositif de Conseil en Énergie Partagé (mutualisation d’un énergéticien entre plusieurs communes), à la mise en place de plateaux techniques pour la formation des professionnels à l’écoconstruction, à l’animation des Plans Climat Énergie Territoriaux (PCET), …

 

2. L’évolution de la thématique « déchets » vers le développement de l’économie circulaire : écoconception, coopération territoriale des entreprises (écologie industrielle), économie de la fonctionnalité, réemploi, réparation, réutilisation et recyclage. Ces différentes notions sont illustrées et expliquées en annexe ci-dessous.

 

Jean Delavergne, président du groupe EELV au Conseil régional

 

 

Annexe

 

 

Économie circulaire : illustration des différentes notions

 

Schéma EcoCirculaire avec Pneu 

 

1. Ecoconception. Prendre en compte tous les impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit : optimisation de l’utilisation des ressources naturelles et de l’énergie dès l’élaboration ; process de fabrication optimisé ; lutte contre l’obsolescence programmée ; prévoir un démantèlement et une réparabilité facile du produit ; prévoir la disponibilité de pièces de rechange ; utiliser des composants ou des matières recyclés lors de la fabrication…

 

2. Coopération territoriale des entreprises (Ecologie industrielle). Optimiser la gestion des ressources (matières, énergie) dans le cadre d’une organisation industrielle mis en place par plusieurs opérateurs économiques d’un même territoire. Logique collective de mutualisation et d’échanges (déchets, services, énergie, matières premières…). Les déchets de certaines entreprises peuvent servir de matières premières pour d’autres.

 

3. Economie de la fonctionnalité. Privilégier l’usage à la possession, et tendre vers la vente des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes. Service de location et d’entretien d’un produit de haute qualité plutôt que vente d’un produit de basse qualité. Exemple : ne plus vendre un pneu mais vendre une quantité de kilomètres parcourus avec ce pneu (le pneu reste la propriété de l’entreprise prestataire qui a ainsi intérêt à fabriquer des produits de haute qualité)

 

4. Réemploi. Continuer à pouvoir utiliser un produit toujours en état de marche. Exemple : revente d’occasion

 

5. Réparation. Réparer un produit pour lui permettre de continuer à remplir la fonction pour laquelle il a été conçu.

 

6. Réutilisation. Reconditionner un produit pour un usage identique, différent ou détourné de celui pour lequel il a été conçu initialement, sans démantèlement important des composants et de la matière le constituant.

 

7. Recyclage. Utiliser les composants ou la matière d’un produit pour concevoir ou réparer ce même produit ou des produits similaires (boucle fermée) [ou éventuellement pour la conception et l’utilisation dans d’autres types de produits (boucle ouverte)].