Présentation de la stratégie internationale

Intervention de Charles Fournier

 

Je voudrais d’abord rendre hommage à Jean-François Dutheil,  ancien élu Vert du Loir-et-Cher qui a siégé au Conseil régional entre 1998 et 2004 et qui est décédé le 10 juin 2016. Le président Sapin lui avait confié une mission sur la coopération décentralisée et de fait il a été un des fondateurs de la politique de coopération décentralisée du Conseil régional. Les valeurs humanistes et écologistes qui étaient les siennes ont largement inspiré cette politique. Il s’agit aujourd’hui, à la fois de lui rendre hommage et à la fois de réaffirmer les valeurs héritées de son action et de son implication. Il y a d’ailleurs un prisme inexpliqué Loir-et-Cher pour la coopération puisque Bernard Valette, Karine Gloanec-Maurin , tous les deux du Loir-et-Cher en ont assuré la responsabilité avant moi. Je prolonge donc la tradition.

Je souhaite aussi associer Olivier Frézot qui, même s’il n’est pas du Loir-et-Cher, a participé avec moi à la conduite de cette évolution de notre politique d’action extérieure.

L’objet de cette stratégie, c’est de replacer les politiques régionales de coopération dans un contexte plus large. Les politiques de coopérations internationales s’appréhendent à tous les échelons des politiques publiques, qu’elles relèvent de l’Europe, des États et des collectivités locales. Chaque niveau d’intervention joue un rôle dans l’équilibre, aujourd’hui précaire mais néanmoins nécessaire, des relations mondiales. Ces politiques reposent sur l’idée que la logique de coopération doit primer sur les logiques de compétitivité, la solidarité plutôt que l’individualisme, l’ouverture plutôt que le repli.

Alors, pourquoi des politiques des coopérations ? Certains s’interrogent encore sur l’utilité et même la légitimité de mettre en œuvre des politiques de coopération. Le développement d’une politique de coopération est avant tout la matérialisation d’un engagement en faveur de l’humanisme, de l’universalité et de l’altérité, pour ne citer que ces valeurs. Aujourd’hui, l’Humanité est confrontée à deux fléaux : le dérèglement climatique engendré par l’activité humaine des sociétés riches et la logique économique du « profit à tout prix » basée sur une exploitation de l’Homme et des ressources naturelles.  Les crises migratoires, les inégalités, les guerres, la corruption et le pillage des ressources naturelles ne sont que les conséquences d’une dérive d’un modèle qui pervertie la mondialisation des échanges entre les peuples et entre les territoires. Voilà le sens d’une politique de coopération. Nous n’en avons peut-être jamais eu autant besoin car nous devons résoudre des défis qui sont planétaires. Nous devons en avoir une vision non pas instrumentale et utilitariste (pour la réussite de nos territoires et de nos entreprises) mais bel et bien une vision d’équilibre, de solidarité, de réciprocité et de mobilisation partagée pour répondre à ces défis : l’évolution de notre modèle éco, le dérèglement climatique, la détérioration de notre environnement, la lutte contre la pauvreté, la vie démocratique, la paix…

Notre Région maintient ses engagements en matière de coopération, quand d’autres Régions les réduisent. Certes, notre engagement si l’on regarde exclusivement le budget coopération est modeste, mais lorsque l’on y ajoute les crédits mobilisés dans l’ensemble de nos politiques et que l’on raisonne en action extérieure de la collectivité, nous n’avons pas à rougir. Nous ouvrons là aussi et je l’évoquerais une possibilité d’aller plus loin par une meilleure articulation avec les autres échelons et en nous inscrivant dans des approches de cofinancement, à faire beaucoup plus que notre seul budget permet.

 

L’évaluation

D’abord, une évaluation a été conduite, elle a a servi de support à la construction de cette stratégie. En résumé, elle montrait à la fois la satisfaction des acteurs du territoire intervenant dans le champ international, un encouragement à poursuivre l’intervention, et un besoin de formalisation et de mise en cohérence de la stratégie avec l’ensemble de la politique portée par la collectivité : le développement de nouveaux dispositifs mais aussi de nouveaux outils de pilotage impliquant une concertation multi-acteurs.

Elle identifiait ainsi des pistes d’amélioration suivantes :

-Mieux affirmer sa vision stratégique afin de répondre aux ambitions que la Région s’est donnée et formaliser son engagement et son positionnement déjà largement reconnus au-delà des frontières régionales.

-Inscrire fortement la politique internationale de la Région dans des dynamiques nationale, européenne et internationale et intégrer progressivement les nouveaux défis mondiaux dans ses orientations ;

-Faire de la politique internationale un vecteur de développement territorial, cherchant à impulser la transversalité des politiques publiques et la mise en synergie des acteurs du territoire.

-Faire reposer les modalités d’intervention sur des dispositifs pertinents, décloisonnés et adaptés aux besoins des acteurs.

-Développer des outils de suivi-évaluation, même si des effets sont déjà perceptibles et valorisables.

Visions et objectifs de la stratégie

Réaffirmer les valeurs de la coopération pour refonder les cadres d’intervention de la politique régionale –  des valeurs qui visent à appréhender les défis contemporains comme ceux des prochaines décennies :

  1. La Citoyenneté (« Citoyenneté mondiale/internationale/planétaire »). « Citoyenneté européenne », l’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale » ECSI , La « mise en connexion des sociétés civiles, coopération de société civile à société civile. En ce sens, l’action citoyenne et l’apprentissage de la citoyenneté sont des priorités pour, non seulement rapprocher  les peuples, dans leur diversité culturelle mais également pour comprendre leurs indépendances afin d’aller vers plus de solidarité et d’actions
  2. La solidarité et la réciprocité : faire le lien entre toutes les solidarités locales et internationales (festival des solidarité), intérêt local à agir. Sortir du Nord-Sud, promouvoir une solidarité multiforme et à tous les échelons.
  3. La Culture de la Paix », comme valeur/objectif de l’action régionale. Le mot guerre est revenu dans le discours public : nouvelles formes de guerre, guerre économique, guerre numérique… Il faut faire revenir celui de paix, l’actualiser. Suite à la Seconde Guerre Mondiale, création de l’ONU, construction de l’Europe… Construire la PAIX n’est pas « has been », elle demande des efforts et nous essayons d’y contribuer… ( Même si nous nous retrouvons en pleine disjonction cognitive : la France parmi les 5 membres permanents de l’ONU censés prévenir les conflits, mais dans le même temps ces 5 membres permanents de l’ONU sont les 5 plus gros vendeurs d’armes sur la planète… Lien avec les Migrations: Guerre, Famines, destructions des ressources naturelles… Migrations, migrations climatiques… dont nous sommes en partie responsables, mais que nous avons beaucoup de mal à accepter et à gérer ensuite sur notre territoire…
  4. Les Biens communs/les défis planétaires. Eau, Air, Biodiversité, Terre nourricière, Atmosphère, Patrimoine mondial… en lien avec les ODD. Nous avons 1 seule planète, c’est notre maison commune, notre bien commun, nous devons réussir collectivement à la préserver. La coopération internationale y contribue. Aider les pays en développement à limiter les dégradations environnementales est bénéfique pour notre vie ici en Région Centre Val de Loire. Mais aussi au moment où nous réfléchissons à notre propre modèle, retrouver des sources d’inspiration ailleurs…

 

Construire une stratégie : se doter d’objectifs

  1. La prise en compte des ODD –  Régionaliser les ODD. En septembre 2015, L’assemblée générale des Nations Unies a voté une feuille de route universelle pour relever les défis planétaires autour de 17 objectifs de développement durable. Voté par 193 pays, dans une forme d’ignorance générale, ce programme acte une ambition inédite dans l’histoire de l’humanité : en 2030 « Faim zéro, zéro pauvreté, accès pour toutes et tous à l’éducation, à la santé, à l’eau, à l’environnement, à l’énergie, à la terre… » La concrétisation de ses engagements ne peut passer que par la mise en cohérence de l’ensemble des politiques publiques et citoyennes aux échelles européennes, nationales et locales. Répondre aux défis planétaires.
  2. Le Dérèglement climatique, priorité absolue. Faire le lien avec le One Planet Summit du 12 décembre. Exclure fermement de nos domaines de coopération toutes les activités favorisant les émissions de gaz à effet de serre et les investissements dans les énergies carbonées (charbon, pétrole, gaz…) . Lien avec le rapport SPRE présenté à cette même session plénière.
  3. La dimension économique de la politique de coopération  doit reposer plus sur la promotion des échanges équitables que sur la promotion commerciale – Le politique de coopération décentralisée revêt un volet développement économique. Pour rester fidèle aux valeurs de solidarité inhérentes à cette politique, il nous apparaît important d’inscrire cette orientation dans une logique gagnant-gagnant en matière de progrès social et environnemental. Dans le cadre de la politique de coopération décentralisée, le souci de la réciprocité des échanges, le développement d’une culture de la coopération économique et le renforcement du pouvoir d’agir local doivent primer sur la  promotion commerciale et la conquête de marchés à l’internationale, qui relèvent plus de la politique de développement économique.
  4. La mise en cohérence des agendas mondiaux, européens, nationaux et locaux
  5. Rendre plus lisible, repopulariser la solidarité, raconter l’histoire de la coopération. Construire une stratégie de communication soit « efficiente et adaptée aux attentes et aux besoins des acteurs impliqués ». Campagne publicitaire par ex.
  6. Rapprocher toutes les logiques de coopération : jumelages, coopé décentralisée = action extérieure de la collectivité. Dépasser Europe et Nord-Sud.

 

Revisiter la logique partenariale et la gouvernance

Des coopérations stratégiques / des coopérations de projets. Sortir du caractère un peu exclusif de nos neuf zones.Tenir compte de la réalité de l’état de nos coopérations, qui bouge dans le temps. Ouvrir une voie nouvelle de coopérations ponctuelle, thématique, conjoncturelle. Expérimenter de nouvelles formes (multilatéral, s’ouvrir vers d’autres zones duu monde).Exemple : Colombie, Toscane…

Renforcer le rôle d’ensemblier de la région. Mettre en lien tous les acteurs impliqués dans nos coopérations, décloisonner : ONG, université, autres collectivités (ex : Orléans Cracovie) lycées-CFA, acteurs économiques, sociaux, diaspora…Pilotage mieux partagé de ces coopérations pour que le sens en soit davantage partagé, pour plus d’efficacité. Faire vivre la coopération ici, ouvrir des perspectives nouvelles ici d’échanges et de réciprocité.

Mettre en place des outils de co-pilotage de la stratégie et des coopérations. La mise en place d’une conférence permanente des acteurs de coopération décentralisée s’inscrit dans un progrès démocratique. Le volonté d’aller vers un progrès démocratique est indéniablement une volonté forte et partagée de la majorité. La mise en place de conférences permanentes, qu’elles relèvent de la culture ou du numérique, en est une des incarnations. Rôle central de Centraider mise en réseau des acteurs, encourager l’implication dans les RI des collectivités, des acteurs de la région, construire l’agenda régional, concevoir des actions de promotion partagée, faire vivre le partenariat ici… Modalités encore à affiner, laisser de la place à la co-construction. Une sorte de CNCD régionale. Associer les acteurs nationaux, les potentiels co-financeurs (AFD, Agence de l’eau…). Compléter la composition. Co-construire la feuille de route, quelques chantiers identifiés. Mieux associer les ONG à la mis en œuvre de la stratégie. Comité mixte…Les rencontres des acteurs dissociée d’initiatives de promotion de la SI.

 

Revisiter nos dispositifs d’intervention

Qualification de l’aide d’urgence dans le cadre de notre politique de coopération décentralisée – Régulièrement, corrélativement à l’augmentation des catastrophes naturelles et/ou humaines, la Région fait preuve de solidarité en versant des aides exceptionnelles en faveur de l’aide aux victimes. Privilégier l’intervention post-urgence. Mobiliser lorsque cela est possible des ONG de la Région

Un dispositif unique : fusion Cap’euro, jumelages, dispositif SI et coop décentralisée : 3 entrées : éducation à la citoyenneté et la SI (actions en région), SI et coopération décentralisée et mobilité internationale des jeunes (entrante comme sortante : chantiers, volontariat…). Nouveauté. Des démarches de progrès à encourager. Eviter les actions récurrentes sans évolution. Plus de financement des anniversaires de jumelages, ouvrir les jumelages à d’autres possibilités. Leur redonner une force populaire…Soutien aux ONG, collectivités (axe 2) maintenu

Un appel à projets bisannuel : tous les 2 ans pour encourager des pratiques collaboratives, décloisonnées, innovantes. Construit avec la conférence.

S’inscrire dans une logique de co-financements.

Changer d’échelle, avoir un effet levier.

Les pistes en cours de travail : AFD, agence de l’eau, 1% déchet et eau.

 

Mieux rendre compte de notre action et mobiliser en transversalité

Installer une culture de l’évaluation, fixer dès le début des conditions à cette évaluation (associer le CESER à cet aspect).

Mettre en place un observatoire interne (à relier au travail de Centraider), mobiliser en transversalité sur cette question. Cf coopération de projets.

Encourager la mobilité de nos cadres, les échanges, le mécénat de compétences : faire l’expérience de l’international, au service aussi de notre propre action…

 

Des premiers chantiers à travailler

Dès 2018, nous travaillerons sur des chantiers avec la conférence notamment et Centr’aider :

-Installation de la conférence et modalités de fonctionnement ;

-Elaboration de l’Agenda régional des actions internationales ;

-Appel à projets régional ;

-Déclinaison à l’échelle régionale des Objectifs de Développement Durable (ODD);

-Groupe de travail dédié aux modalités de financement des projets de coopération ; ‐ Finalisation du plan d’évaluation et de communication permettant de rendre plus lisible et l’accessible l’action internationale sur les territoires ;

-Mise en place des outils d’observation des pratiques de projet autour de la coopération européenne, internationale et de la solidarité ;

-Soutien à des projets et initiatives autour de la mobilité européenne et internationale des jeunes ;

-Lancement d’une concertation à l’échelle régionale afin de proposer une contribution régionale à l’avenir du projet européen.

 

 

 

 ectivité : le développement de nouveaux dispositifs mais aussi de nouveaux outils de pilotage impliquant une concertation multi-acteurs.

    1. Elle identifiait ainsi des pistes d’amélioration suivantes :
      • Mieux affirmer sa vision stratégique afin de répondre aux ambitions que la Région s’est donnée et formaliser son engagement et son positionnement déjà largement reconnus au-delà des frontières régionales ;
      • Inscrire fortement la politique internationale de la Région dans des dynamiques nationale, européenne et internationale et intégrer progressivement les nouveaux défis mondiaux dans ses orientations ;
      • Faire de la politique internationale un vecteur de développement territorial, cherchant à impulser la transversalité des politiques publiques et la mise en synergie des acteurs du territoire ;
      • Faire reposer les modalités d’intervention sur des dispositifs pertinents, décloisonnés et adaptés aux besoins des acteurs ;
      • Développer des outils de suivi-évaluation, même si des effets sont déjà perceptibles et valorisables.

 

  1. Visions et objectifs de la stratégie
  1. Réaffirmer les valeurs de la coopération pour refonder les cadres d’intervention de la politique régionale –  des valeurs qui visent à appréhender les défis contemporains comme ceux des prochaines décennies :
  1. La Citoyenneté (« Citoyenneté mondiale/internationale/planétaire »). « Citoyenneté européenne », l’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale » ECSI , La « mise en connexion des sociétés civiles, coopération de société civile à société civile. En ce sens, l’action citoyenne et l’apprentissage de la citoyenneté sont des priorités pour, non seulement rapprocher  les peuples, dans leur diversité culturelle mais également pour comprendre leurs indépendances afin d’aller vers plus de solidarité et d’actions
  2. La solidarité et la réciprocité : faire le lien entre toutes les solidarités locales et internationales (festival des solidarité), intérêt local à agir. Sortir du Nord-Sud, promouvoir une solidarité multiforme et à tous les échelons.
  3. La Culture de la PAIX », comme valeur/objectif de l’action régionale. Le mot guerre est revenu dans le discours public : nouvelles formes de guerre, guerre économique, guerre numérique… Il faut faire revenir celui de paix, l’actualiser. Suite à la Seconde Guerre Mondiale, création de l’ONU, construction de l’Europe… Construire la PAIX n’est pas « has been », elle demande des efforts et nous essayons d’y contribuer… ( Même si nous nous retrouvons en pleine disjonction cognitive : la France parmi les 5 membres permanents de l’ONU censés prévenir les conflits, mais dans le même temps ces 5 membres permanents de l’ONU sont les 5 plus gros vendeurs d’armes sur la planète… Lien avec les Migrations: Guerre, Famines, destructions des ressources naturelles… Migrations, migrations climatiques… dont nous sommes en partie responsables, mais que nous avons beaucoup de mal à accepter et à gérer ensuite sur notre territoire…
  4. Les Biens communs/les défis planétaires. Eau, Air, Biodiversité, Terre nourricière, Atmosphère, Patrimoine mondial… en lien avec les ODD. Nous avons 1 seule planète, c’est notre maison commune, notre bien commun, nous devons réussir collectivement à la préserver. La coopération internationale y contribue. Aider les pays en développement à limiter les dégradations environnementales est bénéfique pour notre vie ici en Région Centre Val de Loire. Mais aussi au moment où nous réfléchissons à notre propre modèle, retrouver des sources d’inspiration ailleurs…

 

  1. Construire une stratégie : se doter d’objectifs
    1. La prise en compte des ODD –  Régionaliser les ODD. En septembre 2015, L’assemblée générale des Nations Unies a voté une feuille de route universelle pour relever les défis planétaires autour de 17 objectifs de développement durable. Voté par 193 pays, dans une forme d’ignorance générale, ce programme acte une ambition inédite dans l’histoire de l’humanité : en 2030 « Faim zéro, zéro pauvreté, accès pour toutes et tous à l’éducation, à la santé, à l’eau, à l’environnement, à l’énergie, à la terre… » La concrétisation de ses engagements ne peut passer que par la mise en cohérence de l’ensemble des politiques publiques et citoyennes aux échelles européennes, nationales et locales. Répondre aux défis planétaires.
    2. Le Dérèglement climatique, priorité absolue. Faire le lien avec le One Planet Summit du 12 décembre. Exclure fermement de nos domaines de coopération toutes les activités favorisant les émissions de gaz à effet de serre et les investissements dans les énergies carbonées (charbon, pétrole, gaz…) . Lien avec le rapport SPRE présenté à cette même session plénière.
    3. La dimension économique de la politique de coopération  doit reposer plus sur la promotion des échanges équitables que sur la promotion commerciale – Le politique de coopération décentralisée revêt un volet développement économique. Pour rester fidèle aux valeurs de solidarité inhérentes à cette politique, il nous apparaît important d’inscrire cette orientation dans une logique gagnant-gagnant en matière de progrès social et environnemental. Dans le cadre de la politique de coopération décentralisée, le souci de la réciprocité des échanges, le développement d’une culture de la coopération économique et le renforcement du pouvoir d’agir local doivent primer sur la  promotion commerciale et la conquête de marchés à l’internationale, qui relèvent plus de la politique de développement économique.
    4. La mise en cohérence des agendas mondiaux, européens, nationaux et locaux
    5. Rendre plus lisible, repopulariser la solidarité, raconter l’histoire de la coopération. Construire une stratégie de communication soit « efficiente et adaptée aux attentes et aux besoins des acteurs impliqués ». Campagne publicitaire par ex.
    6. Rapprocher toutes les logiques de coopération : jumelages, coopé décentralisée = action extérieure de la collectivité. Dépasser Europe et Nord-Sud.

 

  • Revisiter la logique partenariale et la gouvernance

 

  1. Des coopérations stratégiques / des coopérations de projets
    1. Sortir du caractère un peu exclusif de nos neuf zones
    2. Tenir compte de la réalité de l’état de nos coopérations, qui bouge dans le temps
    3. Ouvrir une voie nouvelle de coopérations ponctuelle, thématique, conjoncturelle. Expérimenter de nouvelles formes (multilatéral, s’ouvrir vers d’autres zones duu monde)
    4. Exemple : Colombie, Toscane
  2. Renforcer le rôle d’ensemblier de la région
    1. Mettre en lien tous les acteurs impliqués dans nos coopérations, décloisonner : ONG, université, autres collectivités (ex : Orléans Cracovie) lycées-CFA, acteurs économiques, sociaux, diaspora…
    2. Pilotage mieux partagé de ces coopérations pour que le sens en soit davantage partagé, pour plus d’efficacité
    3. Faire vivre la coopération ici, ouvrir des perspectives nouvelles ici d’échanges et de réciprocité
  3. Mettre en place des outils de co-pilotage de la stratégie et des coopérations
    1. La mise en place d’une conférence permanente des acteurs de coopération décentralisée s’inscrit dans un progrès démocratique – Le volonté d’aller vers un progrès démocratique est indéniablement une volonté forte et partagée de la majorité. La mise en place de conférences permanentes, qu’elles relèvent de la culture ou du numérique, en est une des incarnations. Rôle central de Centraider mise en réseau des acteurs, encourager l’implication dans les RI des collectivités, des acteurs de la région, construire l’agenda régional, concevoir des actions de promotion partagée, faire vivre le partenariat ici… Modalités encore à affiner, laisser de la place à la co-construction. Une sorte de CNCD régionale. Associer les acteurs nationaux, les potentiels co-financeurs (AFD, Agence de l’eau…). Compléter la composition. Co-construire la feuille de route, quelques chantiers identifiés. Mieux associer les ONG à la mis en œuvre de la stratégie.
    2. Comité mixte
    3. Les rencontres des acteurs dissociée d’initiatives de promotion de la SI

 

  1. Revisiter nos dispositifs d’intervention
  2. Qualification de l’aide d’urgence dans le cadre de notre politique de coopération décentralisée – Régulièrement, corrélativement à l’augmentation des catastrophes naturelles et/ou humaines, la Région fait preuve de solidarité en versant des aides exceptionnelles en faveur de l’aide aux victimes. Privilégier l’intervention post-urgence. Mobiliser lorsque cela est possible des ONG de la Région
  3. Un dispositif unique : fusion Cap’euro, jumelages, dispositif SI et coop décentralisée : 3 entrées : éducation à la citoyenneté et la SI (actions en région), SI et coopération décentralisée et mobilité internationale des jeunes (entrante comme sortante : chantiers, volontariat…). Nouveauté. Des démarches de progrès à encourager. Eviter les actions récurrentes sans évolution. Plus de financement des anniversaires de jumelages, ouvrir les jumelages à d’autres possibilités. Leur redonner une force populaire…Soutien aux ONG, collectivités (axe 2) maintenu
  4. Un appel à projets bisannuel : tous les 2 ans pour encourager des pratiques collaboratives, décloisonnées, innovantes. Construit avec la conférence.
  5. S’inscrire dans une logique de co-financements
  6. Changer d’échelle, avoir un effet levier
  7. Les pistes en cours de travail : AFD, agence de l’eau, 1% déchet et eau

 

  1. Mieux rendre compte de notre action et mobiliser en transversalité
  2. Installer une culture de l’évaluation, fixer dès le début des conditions à cette évaluation (associer le CESER à cet aspect) :
  3. Mettre en place un observatoire interne (à relier au travail de Centraider), mobiliser en transversalité sur cette question. Cf coopération de projets
  4. Encourager la mobilité de nos cadres, les échanges, le mécénat de compétences : faire l’expérience de l’international, au service aussi de notre propre action…

 

  1. Des premiers chantiers à travailler

 

Dès 2018, nous travaillerons sur des chantiers avec la conférence notamment et Centraider.

  • Installation de la conférence et modalités de fonctionnement ;
  • Elaboration de l’Agenda régional des actions internationales ;
  • Appel à projet régional ;
  • Déclinaison à l’échelle régionale des Objectifs de Développement Durable (ODD);
  • Groupe de travail dédié aux modalités de financement des projets de coopération ; ‐ Finalisation du plan d’évaluation et de communication permettant de rendre plus lisible et l’accessible l’action internationale sur les territoires ;
  • Mise en place des outils d’observation des pratiques de projet autour de la coopération européenne, internationale et de la solidarité ;
  • Soutien à des projets et initiatives autour de la mobilité européenne et internationale des jeunes ;
  • Lancement d’une concertation à l’échelle régionale afin de proposer une contribution régionale à l’avenir du projet européen.