Présentation du Plan Bio 2020-2022

Intervention de Michelle Rivet

Pourquoi la Région Centre-Val de Loire présente-t-elle un Plan Bio maintenant ? La réponse est simple : c’est parce qu’on est en retard. L’agriculture biologique couvre à peine 3, 5 % de la Surface Agricole Utile du territoire régional, contre 7 % au plan national.

L’agriculture biologique, c’est une agriculture vertueuse du point de vue environnemental bien sûr, mais aussi du point de vue social (14 % des emplois agricoles pour 7 % de  la surface en France, et en région trois fois plus d’emplois à l’hectare que le conventionnel !).

Rappel des objectifs du SRADDET adopté l’année dernière : 7 % à l’horizon 2025 et 15 % en 2030.

Il faut changer de paradigme et d’alimentation. La bio coche toutes les bonnes cases : qualité de l’eau, protection de la santé, préservation de la biodiversité, création d’emplois, etc.

Il faut aller plus loin sur la question du végétérianisme et de la biodiversité, ce que propose ce rapport.

Les 4 axes du rapport :

  1. Amplifier le rythme de conversions et conforter les producteurs pour atteindre 15 % de SAU en bio en 2030 (les aides directes aux producteurs, des formations ciblant plus et mieux les pratiques agro-écologiques et tout particulièrement l’AB, un soutien accru à l’animation du réseau des producteurs, un effort particulier sur l’accompagnement des producteurs afin de sécuriser les conversions et les transmissions de fermes en AB)
  2. Un pôle d’excellence du végétal bio en région (consolider la filière maraîchage et légumes de plein champ et accompagner l’émergence de la filière légumineuses)
  3. Permettre à toutes et tous d’avoir accès à de la nourriture bio de proximité (une Région volontariste pour accompagner les changements d’habitude de consommation et augmenter la part du bio dans la restauration collective, particulièrement dans les lycées, permettre le financement des investissements nécessaires au développement de la transformation, de l’achat de produits bio sur les territoires).
  4. Encourager une agriculture bio exigeante qui réponde aux enjeux territoriaux (biodiversité, climat, qualité de l’eau).