Présentation du vœu pour réduire l’usage des pesticides de synthèse et pour interdire le glyphosate

Intervention de Michelle Rivet

 

Ce vœu est lié à la décision de l’Union européenne de renouveler pour cinq ans la licence du glyphosate, alors qu’il est reconnu cancérigène probable et même probablement perturbateur endocrinien, malgré la pression du Parlement européen et d’une initiative citoyenne européenne qui a réuni un peu plus de 1 300 000 signatures.

Je voudrais simplement m’arrêter sur le rapport de l’INRA qui vient d’être remis fin novembre-début décembre au président de la République. Il est très intéressant et identifie des pistes. L’INRA a trouvé un peu courte la durée d’étude de ce rapport, d’autant plus qu’il n’a jamais travaillé sur le sujet, ce qui règle un peu la question.

L’INRA, simplement en compilant des pistes, en trouve en identifiant ici ou là des expérimentations qui n’ont pas été menées par ses services mais par des particuliers. Il faut préciser que la plupart des pistes identifiées impliquent des changements profonds qui ne vont pas dans le sens du remplacement du glyphosate par d’autres pesticides mais bien par une autre manière de pratiquer.

J’aurai une petite pensée pour une association qui s’appelle Phyto-Victimes qui sort très déçue des états généraux de l’alimentation, où personne n’a parlé de pesticides ni de santé… C’est une association de professionnels agriculteurs ou ouvriers agricoles malades. En tant qu’association de malades, avec tout ce qu’elle a de poignant, c’est-à-dire qu’elle perd au fur et à mesure ses membres, il faut la soutenir ; elle fait partie des témoins de ce que peuvent être les pesticides dans notre environnement.

Je vais terminer en vous lisant les attendus de ce vœu. Le Conseil régional :
– réaffirme la nécessité pour notre agriculture de sortir de l’impasse d’une excessive dépendance aux pesticides ;
– déplore le renouvellement de la licence du glyphosate en Europe pour cinq années supplémentaires ;
– souhaite que tout soit mis en œuvre afin que, selon la volonté exprimée par le président de la République lui-même le 27 novembre, « l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans ».

J’ajoute que ces alternatives existent et ne sont pas chimiques.