Portrait Jean-Philippe Grand

Sobriété, efficacité énergétique, développement des énergies renouvelables

Intervention de Jean-Philippe Grand

 

Chers collègues,

Tel que le concluait Charles Fournier, oui, la politique énergétique de notre région et le rapport présenté aujourd’hui s’inscrivent exactement dans le cadre de la triple solution dans le domaine de la consommation et de la production d’énergie que sont la sobriété, l’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables.

Pour favoriser la sobriété, car vous le savez bien, la lutte contre le gaspillage est source d’économies importantes, la Région finance les Espaces Info Energie, organise chaque année, avec l’ADEME, le «Défi Énergie des citoyens pour le climat», finance le Conseil en Énergie Partagé inscrit dans les « Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale », qui permet aux petites collectivités de mutualiser les compétences d’un technicien énergéticien spécialisé.

Pour favoriser l’efficacité énergétique, la Région à mis en place de nombreuses politiques pour tous types de bâtiments afin de réduire leur consommation de manière importante.

Que ce soit pour les particuliers comme pour les collectivités, la Région à investi massivement au travers de dispositifs comme Isolaris, Energétis, les Plans Isolation dans le cadre des CRST, l’appel à projets Efficacité énergétique dans les bâtiments.

Au-delà de l’engagement pris en début de mandat de consacrer 15 millions d’euros par an aux travaux d’efficacité énergétique dans nos lycées, nous avons été exemplaires et avons démontré que construire des bâtiments à énergie positive comme par exemple le bâtiment de vie scolaire du lycée Jean Zay était possible dans une épure budgétaire maîtrisée.  Je tiens à préciser que nous avons tenu pendant les deux années après la mise en service de ce bâtiment à mesurer si les estimations de consommation étaient réalisées. Je rappelle également que le surcoût lié au passage en Bepos, à peine 5%, démontre qu’aller au-delà de la réglementation est possible malgré les contraintes budgétaires avec un retour sur investissement de moins de 10 ans. Construire des bâtiments à énergie positive est possible et deviendra la norme dans quelques années. Il était important de permettre aux entreprises, toutes locales, d’acquérir une expertise qui leur sera utile pour conquérir des marchés qui vont bien au delà de notre territoire régional.

Le contrat de construction durable qui s’applique dorénavant à toutes les opérations a permis d’appliquer une politique vertueuse qui va nous permettre de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre.

Nous avons été offensifs pour réduire de plus de 30% les consommations de chauffage dans la moitié des lycées et le même travail sera engagé pour les lycées restants .

La Région, en partenariat avec l’ADEME, a décidé de soutenir les collectivités en favorisant le développement sur leur territoire de Plateformes Locales de Rénovation Energétique de l’Habitat au niveau intercommunal. Ces plateformes visent à créer une dynamique locale de rénovation énergétique globale de l’habitat en informant les particuliers, en favorisant la montée en compétence des professionnels du bâtiment, en travaillant à une Offre Unique de Financement.

Seize plateaux techniques de formation professionnelle aux métiers de l’écoconstruction et de la performance énergétique des bâtiments, praxibat, ont été mis en place en 2013 dans des lycées professionnels, centres de formation d’apprentis et autres organismes de formation.

La Région à fait le choix de concentrer son intervention sur les énergies renouvelables thermiques (bois-énergie, géothermie, méthanisation), favorisant ainsi la structuration des filières et le développement d’emplois locaux.

La Région soutient le développement de la filière Bois Energie ; L’appel à projet Méthanisation a permis la construction de démonstrateurs, avec participation du FEDER ; La Région Centre‐Val de Loire a une tradition de soutien de la Géothermie de très basse énergie, notamment par la création d’une marque régionale GEOQUAL, aujourd’hui intégrée dans la labellisation RGE «Reconnu Garant de l’Environnement».

La Région développe l’énergie solaire photovoltaïque par la mise en place de panneaux sur les couvertures des bâtiments, notamment sur son propre patrimoine, par un programme d’installation de centrales de production d’électricité solaire photovoltaïque sur les toitures d’une vingtaine de lycées.

Les écologistes avaient déjà démontré dans les dernières années que les filières vertes en particulier celles liées aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie pouvaient se révéler fortement créatrice d’emplois.

Les travaux de recherche du CIRED (Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement) montrent par exemple que :

  • 1 million d’euros de dépenses pour les ménages en facture de gaz ou en pétrole rémunère en moyenne 3 travailleurs en France. Ce qui génère peu d’emplois et un déficit du commerce extérieur de la France.
  • En revanche 1 million d’euros de dépenses pour les ménages dans les travaux de rénovation thermique (donc des économies de gaz pour se chauffer) et de production d’énergies renouvelables rémunère en moyenne 13 travailleurs en France. Et ce sont donc des emplois non délocalisables créés et de l’argent qui reste en France pour faire fonctionner l’économie.

Vous l’avez compris, la révolution énergétique en cours est aussi une politique territoriale, décentralisée et de renforcement de la démocratie . Les élus écologistes ont pris toute leur part lors de ce mandat au sein de la majorité pour accompagner et amplifier ce qui pour nous est un enjeu environnemental, économique et social majeur.

Je vous remercie.