SRDEII : tourisme et alimentation

Intervention de Christelle de Crémiers

 

Les politiques du tourisme et de l’alimentation sont deux politiques économiques à part entière, qui doivent contribuer à l’objectif général de la transformation écologique de l’économie.

 

La stratégie du tourisme doit soutenir un modèle de développement durable des territoires. Le tourisme participe à la valorisation et la préservation des patrimoines historiques, culturels et naturels des territoires de la région.

Le tourisme participe également de l’amélioration de la qualité de vie des habitants de la région grâce au développement économique local et à l’enrichissement culturel. Il favorise la création et le maintien d’emplois non délocalisables. Par la fidélisation des visiteurs, le tourisme visera la stabilité économique qui permet d’offrir des emplois durables et stables. La Région se coordonnera avec l’ensemble des partenaires institutionnels de cette compétence partagée pour créer un contexte économique local favorable à la stabilisation d’un nombre d’emplois croissants dans le secteur du tourisme. Pour cela, l’ensemble des orientations visera à créer les conditions nécessaires à la fidélisation des touristes. Il s’agit d’augmenter la qualité de l’accueil à travers la formation et la sensibilisation, d’améliorer l’offre de restauration, à la fois en service et en produits frais et du terroir. Enfin, l’offre d’hébergement doit continuer à se développer dans quasiment tous les territoires, notamment dédiés aux jeunes et aux familles.

La stratégie alimentaire vise à rapprocher les producteurs des consommateurs, ainsi qu’à permettre aux consommateurs de se réapproprier de leur alimentation, soit directement dans les familles, soit à travers les cantines scolaires, en premier lieu desquelles les lycées. Se réapproprier de son alimentation cela veut dire tout d’abord savoir ce que l’on mange. Le forum Agriculture a mis en avant la nécessité de mieux informer les consommateurs sur la provenance et la composition exacte des produits. Cela veut dire aussi avoir le pouvoir de choisir des aliments issus de l’agriculture paysanne, de l’agriculture biologique, transformés sans additifs et à un prix accessible. Cela passe par plusieurs processus de valorisations volontaires. Des artisans et PME-PMI de l’agroalimentaire vers le zéro additif et les approvisionnements de proximité. Des consommateurs vers une diversification du régime alimentaire et une augmentation des repas préparés à partir de produits bruts. Enfin, cela entraîne le soutien et la multiplication d’initiatives collectives et citoyennes en matière d’alimentation.