Transition énergétique : les lycées

Intervention de Jean-Philippe Grand

 

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous menons une politique en faveur de la transition énergétique volontariste qui aborde tous les moyens pour obtenir des résultats concrets et rapides.

Permettez-moi de prendre un exemple concret qui montre que tous les aspects de la transition énergétique sont explorés lorsque nous intervenons dans un lycée. Au lycée Voltaire à Orléans-La Source, nous avons fait le choix du raccordement à un réseau de chauffage urbain.

La mutualisation des équipements, en l’occurrence une chaufferie biomasse qui alimente également les logements sociaux tout proches, est source d’économie aussi bien pour le fonctionnement que pour l’investissement. Il n’y a aucune raison d’investir dans sa propre chaufferie quand on a à deux pas un équipement performant, qui est de plus producteur d’énergie renouvelable.

Dans le cadre du plan Photovoltaïque 2015, nous avons installé une centrale photovoltaïque en autoconsommation sur le toit du gymnase qui couvre le bruit de fond, qui est la consommation minimale du lycée et dont le retour sur investissement devrait être de sept ans selon l’étude que nous avons menée.

Notre équipe régionale pour l’efficacité énergétique dans les lycées (EREEL), créée lors du précédent mandat et dont je tiens ici à saluer l’excellent travail, mène un travail remarquable avec l’équipe de direction du lycée pour améliorer la régulation du chauffage et réduire fortement la consommation. La sobriété et l’efficacité énergétique sont des enjeux majeurs de la réduction des consommations et donc des rejets de gaz à effets de serre.

Enfin, nous reconstruisons l’internat du lycée qui sera BEPOS, un bâtiment à énergie positive, de 333 lits qui sera le plus grand bâtiment de ce type en Région Centre-Val de Loire. L’avenir  de la construction dans notre région passe par ces choix ambitieux que nous faisons car, vous l’avez compris, si toute nouvelle construction génère plus d’énergie qu’elle n’en consomme nous pourrons réduire fortement la production et donc notre impact sur l’environnement. Nous prenons là une avance considérable qui nous permet d’être plus vertueux mais également de faire monter en compétence les entreprises régionales du bâtiment qui pourront vendre cette expertise à d’autres collectivités et sociétés privées.

Vous l’avez compris, sobriété, efficacité et production d’énergie renouvelable, nous abordons l’ensemble de notre patrimoine avec la volonté de réduire notre impact sur l’environnement tout en mesurant le retour sur investissement . Nos choix tiennent compte du court, moyen et long terme que ce soit pour les finances de la région comme pour l’avenir de notre planète.