Vœu relatif au FEADER : pour un niveau d’aide permettant réellement le maintien et le développement de l’agriculture bio en région Centre

Vœu proposé par le groupe Europe Ecologie-Les Verts

 

Si l’agriculture régionale constitue un secteur économique important pour notre région, ses impacts négatifs sur l’environnement et la désertification rurale sont des sujets de préoccupation majeurs.

Le FEADER, deuxième pilier de la Politique Agricole Commune, est un levier désormais confié aux Régions pour réorienter les pratiques agricoles. En effet, si le premier pilier a pour objet le soutien des marchés et des revenus des producteurs, le FEADER est tourné vers le développement rural et la prise en compte de l’ensemble des fonctions de l’agriculture, au-delà de la production de denrées alimentaires. C’est cette multifonctionnalité de l’agriculture qui en fait un service d’intérêt public et qui légitime son subventionnement.

En région Centre, l’agriculture dominante impacte fortement les milieux et l’espace rural : l’usage de l’eau par l’irrigation concurrence les autres usages, les intrants agricoles ont pollué la plupart des captages d’eau, l’agrandissement des fermes est l’élément majeur de la désertification rurale.

La Région Centre a donc toute légitimité pour affirmer ses priorités via le FEADER en soutenant les pratiques  agricoles porteuses d’emploi et respectueuses de l’environnement et de la santé des habitants.

L’agriculture biologique est aujourd’hui le système le plus abouti en matière environnementale,  mais aussi en matière sociale puisque les fermes biologiques de notre région emploient deux fois plus de personnes que les fermes conventionnelles (2,8 contre 1,4 par exploitation). Elle doit être soutenue prioritairement via les financements du FEADER.

En conséquence, le Conseil régional du Centre, réuni les 18 et 19 décembre 2014 à Orléans :

  • affirme que le développement de l’agriculture biologique doit constituer une priorité du FEADER, conformément au « Plan Ambition Bio 2017 » ;
  • et demande donc que des moyens financiers suffisants soient prévus dans le Programme de Développement Rural Régional (PDRR) afin d’assurer à la fois la conversion de nouvelles exploitations et le maintien des fermes bio existantes.

 

VŒU NON SOUMIS AU VOTE : nous l’avons retiré suite à l’engagement pris publiquement par le premier vice-président du Conseil régional que tout sera fait pour que l’enveloppe consacrée à la bio soit suffisante pour garantir la pérennité des aides au maintien de l’agriculture bio en région Centre.