Portrait Moïsette Crosnier

Ambitions Santé 2020 : pour les étudiants

Intervention de Moïsette Crosnier

 

Je voudrais tout d’abord saluer ce rapport, les actions déjà réalisées et celles que nous allons poursuivre pour répondre au déficit criant de médecins et de professions paramédicales. Il apporte des réponses rapides et concrètes à cette inacceptable inégalité des territoires.

 

Mon intervention portera sur 2 points.

 

Le premier point porte sur l’aide aux stages ambulatoires pour les étudiants de 4ème année de médecine. Le tableau de la page 6 du rapport montre que sur les 217 stages déjà réalisés, 90 soit 41% ont été effectués dans l’Indre et Loire. Ce n’est pas le département le moins bien doté. Il faudrait rééquilibrer cette répartition et prendre des dispositions incitatives pour augmenter le nombre de stages dans les autres départements qui ont tous des densités médicales inférieures à la moyenne nationale.

Il est encore trop tôt pour mesurer l’effet de cette aide sur l’installation des médecins à leur sortie d’études. Si cet effet est réel comme nous le souhaitons tous, il risque d’être très limité dans les départements où les manques sont les plus criants.

Je propose d’étendre cette aide aux paramédicaux comme les kinésithérapeutes et les infirmiers. Ces professionnels ont un rôle particulièrement important et complémentaire de celui des médecins dans le maintien à domicile des personnes âgées. Les infirmiers libéraux sont trop peu nombreux. Des stages en cours d’études dans des cabinets d’infirmiers libéraux devraient les inciter à s’orienter vers ce mode d’exercice. Comme pour les stages d’étudiants en médecine, Il faudrait cibler cette aide dans les zones où les densités médicales sont les plus faibles.

 

Le deuxième point porte sur les centres de prévention de la santé des étudiants. Ce point ne figure pas dans le rapport. Je l’ai déjà évoqué dans mes interventions en session et je continue à proposer que les centres de prévention de la santé soient transformés en centre de soins. Dans le cadre de la médecine préventive, les étudiants ne peuvent pas obtenir d’ordonnance. Ils sont obligés de consulter un autre de médecin souvent celui de leur domicile parfois éloigné de leur lieu d’étude pour obtenir une prescription médicale. Ils renoncent parfois aux soins pour des questions financières.

Les élèves infirmiers n’ont pas accès aux centres de médecine préventive alors qu’une partie de leur formation se fait avec l’Université. Il faudrait leur permettre d’y avoir accès.