Karim Laanaya Portrait

Construire l’économie circulaire pour réduire notre empreinte écologique

Intervention de Karim Laanaya

 

Monsieur le président, que l’écologie s’empare de l’économie, c’est un juste retour des choses, puisque les deux termes possèdent le même préfixe, « éco », qui signifie la « maison », et par extension la gestion de notre patrimoine commun ou de notre maison commune. D’ailleurs, comme nous le rappelons ici régulièrement, une grande part de l’économie mondiale (quasiment la moitié de l’économie) repose sur l’utilisation des ressources naturelles de la « maison », d’où l’importance de les gérer durablement et de les préserver.

 

Ce rapport et son appel à projets vont clairement dans le sens d’une transition écologique de l’économie et de la société que nous appelons de nos vœux et qui est pourvoyeuse d’emplois utiles et intelligents.

 

Le concept d’économie circulaire tend à réduire notre empreinte écologique (c’est-à-dire l’impact des activités humaines sur l’environnement) et donc à préserver autant que possible les ressources naturelles, vitales pour l’être humain et indispensables à l’économie.

 

L’économie dite circulaire favorise notamment la réutilisation de nos déchets : grossièrement, nous pouvons dire que les déchets n’en sont plus vraiment car ils sont d’abord vus comme des matières premières, et ainsi de suite. L’économie circulaire agit donc comme un cercle vertueux.

 

Ce joli nom d’économie circulaire recouvre un concept qui s’oppose à l’économie linéaire du XXème siècle, qui reposait essentiellement sur l’idée de production et de consommation, sans aucune considération de la fin de vie ou de la réutilisation des objets et des matières premières. Dans l’économie circulaire, on réfléchit en termes de boucle et de développement durable local. 

 

Par ailleurs, on peut considérer qu’il est de toute façon souhaitable que nous gérions nous-mêmes nos propres déchets, plutôt que de les faire traiter par les pays du Tiers-monde où les populations sont exploitées et exposées à de graves risques sanitaires.

 

La modernité, l’innovation, le progrès, l’écologie, on le voit aujourd’hui, peuvent faire cause commune, et nous ne pouvons qu’apporter notre soutien à ce rapport.