Carte des formations : développer l’écoconstruction

Intervention de Sabrina Hamadi

 

Monsieur le Président, mes chers collègues, le SRDEII adopté ce matin fixe la transition écologique, énergétique et démocratique au cœur de la stratégie de développement économique de la Région. Cela nous invite à considérer fortement les métiers de la transition énergétique et écologique dans le cadre de la formation initiale et professionnelle.

Si les secteurs de l’écoconstruction, des énergies renouvelables, le génie climatique et l’agriculture biologique commencent à trouver une réponse dans l’offre de formation, nous regrettons le peu d’ouverture de filières  dans la transition écologique.

La Région doit absolument créer une dynamique ! Les métiers et notre monde évoluent et nécessitent de nouvelles compétences sur les territoires et dans le secteur professionnel au regard de la transition énergétique et écologique.

Et pour cela, nous devons avoir un accompagnement particulier, qu’il s’agisse d’actions spécifiques en direct des chefs d’entreprises, de formations à certaines compétences clés stratégiques et une meilleure structuration des processus d’orientation vers les métiers contribuant à la transition énergétique. Nous devons intégrer les besoins en évolution dans ce secteur en matière d’emploi et de compétence sur les territoires. Car tout l’enjeu est là : la transformation écologique des filières, des systèmes de production et des pratiques professionnelles.

Je vais me permettre de m’attacher à l’écoconstruction. L’écoconstruction fait le choix d’utiliser des matériaux alternatifs, durables et locaux qui consomment peu d’énergie à leur fabrication et ont le plus faible impact sur l’environnement.

Dans un contexte de monopolisation des ressources et de dégradation de l’environnement, l’écoconstruction propose des solutions concrètes, car elle propose une vision globale du bâtiment (concept bioclimatique) et montre l’importance d’avoir plusieurs compétences. L’écoconstruction planifie le chantier, sait concevoir les différents systèmes constructifs, du gros œuvre au second œuvre.

Nous avons des talents en région : par exemple sur le département d’Indre-et-Loire : le pôle écoconstruction de Beaulieu-lès-Loches qui va être inauguré ce vendredi, mais également du côté de Nazelles-Négron, autour du GREENTER qui utilise des matériaux biosourcés (chanvre, liège, argile) ou encore le recyclage de papier pour l’isolation.

Nous devons absolument nous appuyer sur ces initiatives pour les centres de formation. Car les formations sur l’écoconstruction contribuent aux mutations économiques et constituent un levier pour la transformation écologique de l’économie. Mais pour cela, nous devons rechercher un élargissement de l’offre, mais aussi de la transformation des contenus des formations (même si cela n’est pas de notre ressort, rien nous empêche d’être force de proposition au sein du CREFOP).

Et soyons ambitieux, structurons des pôles comme ceux de Nazelles ou de Beaulieu ! Nous contribuerons ainsi à la transition écologique, économique, mais nous établirons aussi de nouvelles solidarités car l’ensemble de ces compétences interagissent.

Nous devons en effet tenir compte des territoires et des enjeux car tous les acteurs, même les établissements de formations, contribuent au développement d’un territoire et sont acteurs d’une économie locale. La Région doit mettre en relations les acteurs présents sur les territoires et soutenir les initiatives locales. Soyons avant-gardistes sur les formations de la transition écologique !

Je vous remercie.