Image communiqué de presse

« Contrat de filière alimentaire », « Open Agri Food » : il serait temps de changer de modèle !

Le vendredi 3 juillet, en commission permanente du Conseil régional Centre-Val de Loire, le groupe des élus Europe Ecologie-Les Verts n’a pas approuvé le « contrat de filière alimentaire 2015-2017 » voté par tous les autres groupes politiques et s’est résolument opposé à la subvention de 40 000 € attribuée à la deuxième édition de « l’Open Agri Food ».

Le « contrat de filière alimentaire Centre-Val de Loire 2015-2017 » lie le Conseil régional avec la chambre régionale d’agriculture, la chambre régionale de commerce et d’industrie et l’association régionale des industries alimentaires. Pour les écologistes, le contrat proposé ne prend pas réellement en compte les légitimes attentes de la société et ne prépare pas l’agriculture de demain. Il n’est question dans ce contrat de filière alimentaire ni de la qualité des produits, ni de la nécessaire évolution vers des pratiques plus respectueuses de la santé humaine, qu’il s’agisse de la question des pesticides ou encore de celle de l’obésité. Des avancées existent pourtant déjà dans ces domaines dans notre région, qui devraient être soutenues et amplifiées.

Par ailleurs, comme en 2014 à l’occasion de la première édition, les élus EELV ont voté contre le versement d’une subvention de 40 000 € à « l’Open Agri Food ». Cette opération de communication s’autoproclame « Forum international de l’agriculture, de l’alimentation et de la distribution responsables ». Elle prétend même axer l’édition de novembre 2015 sur le thème de la « citoyenneté » et s’adresser aux « consom’acteurs » ! Quelles que puissent être les tentatives de greenwashing, il n’en demeure pas moins que l’agriculture réellement prônée par les organisateurs de « l’Open Agri Food » et ses partenaires (Avril-Sofiprotéol, Cargill, l’UIPP, McDonald’s, E.Leclerc, le Crédit agricole, …) reste dominée par les industries agro-alimentaires, les banques et la grande distribution.

Il ne nous semble pas raisonnable que l’argent public subventionne un tel détournement de sens au profit, en réalité, de la défense d’un « modèle » responsable de pollutions de l’eau, de destructions de la biodiversité, de production d’aliments standardisés, et finalement d’élimination des paysans et donc de désertification des zones rurales.

Les élus écologistes défendent un autre modèle : celui d’une agriculture paysanne qui travaille en lien avec la nature, qui produit de la qualité, qui crée des emplois et qui est ancrée sur son territoire.

 

Jean Delavergne,

président du groupe EELV

Charles Fournier,

vice-président du groupe EELV

Michelle Rivet,

agricultrice bio, vice-présidente du Conseil régional déléguée au développement rural