COP régionale : diminuer les impacts environnementaux

Intervention d’Alix Téry-Verbe

Je salue à mon tour l’engagement de notre collectivité et toutes celles et ceux qui se sont mobilisés ou s’apprêtent à le faire dans cette COP.

Les indicateurs de la santé du climat et de la biodiversité sont au rouge et nous exhortent collectivement à diminuer notre pression sur notre environnement.

Nos concitoyens y sont prêts, comme en témoignent les remarques du panel citoyen dont il faut souligner l’excellent travail. Comme beaucoup de celles de la Convention Citoyenne, les propositions du panel de la COP vont majoritairement dans le sens de la sobriété : moins de consommation d’énergie, partage de véhicules, d’outillage, mutualisation de services, évolution de la ration alimentaire vers moins de viande, recyclage systématisé…

J’interprète aussi la remarque du conseil scientifique vis-à-vis du manque d’engagement des professionnels du bâtiment et de l’agriculture comme une inquiétude sur ces secteurs décisifs pour diminuer notre impact sur l’environnement.

La transition écologique sera d’abord un chemin vers plus de sobriété et les politiques doivent encourager ces professions à évoluer plutôt que croire que le progrès technique leur évitera de le faire.

Or la transition écologique ce n’est un nouveau tournant technologique mais bien une révision de nos modes de faire, de nos activités et de leurs interactions avec la nature. Et cela signifie, n’en déplaise à certains sur ces bancs, de faire décroître nos activités polluantes, énergivores et gaspilleuses de ressources.

Les caricatures entendues ici et là sur l’exigence de sobriété portée par les écologistes sont dérisoires au regard des enjeux.

Je remarque d’ailleurs qu’elles proviennent de ceux dont les partis ont reculé l’âge de la retraite, demandent à revoir des acquis sociaux ou parlent de revenir sur les 35 heures.  A chacun sa vision du progrès ! Et oui, nous voulons moins de voyages en avion pour quelques-uns et plus de qualité de vie pour tous. La technologie, je le répète, ne pourra pas résoudre les questions d’épuisement des ressources. Si nous voulons assurer notre survie sur cette planète nous devons prioritairement et urgemment construire une société plus sobre.