CPER et CPIER : Loire, enseignement supérieur

Intervention d’Alix Téry-Verbe

 

Monsieur le Président, chers collègues, comme l’indiquai Michelle Rivet, j’interviendrai sur le volet enseignement supérieur du CPER et également sur le CPIER Loire.

Je commencerai donc par évoquer le volet « enseignement supérieur » du CPER, qui se trouve être l’un des volets les plus directement concernés par l’avenant qui nous est proposé d’adopter aujourd’hui. En effet, afin de permettre une accélération des travaux, l’Etat augmente sa participation à la restructuration et à l’extension des locaux de l’INSA à Blois, ce qui permet à la Région d’augmenter sa propre participation à la réhabilitation de l’IUT d’Orléans.

L’autre évolution de l’avenant concerne la réorientation de 5 M€ de crédits régionaux initialement fléchés sur la réhabilitation de l’IUT-Luthier à Tours pour accélérer la mise en œuvre du projet de rénovation du site universitaire des Tanneurs, toujours à Tours. Il s’agit là d’une évolution dont le groupe écologiste ne peux que se réjouir, puisque lors de l’adoption du CPER en avril 2015, mes prédécesseurs, je pense en particulier à Moïsette CROSNIER, avaient alerté sur l’insuffisance criante des crédits consacrés à la rénovation des Tanneurs… encore faudra-t-il que soient engagés de vrais travaux d’amélioration de la performance énergétique, au-delà des opérations de sécurité nécessaires sur ce site.

Plus généralement, puisqu’il est beaucoup question dans le volet « enseignement supérieur » de restructurations, de réhabilitations, avec des financements importants qu’ils viennent de l’Etat, de la Région, voire d’autres collectivités, nous souhaiterions que les aspects énergétiques soient plus clairement chiffrés.

En second point et en l’absence de Benoît FAUCHEUX, permettez-moi de dire aussi un mot du Contrat de Plan Interrégional Etat-Région pour le bassin de la Loire, dont je vous rappelle qu’il constitue, avec un Programme Opérationnel Interrégional FEDER du bassin de la Loire, l’un des deux outils financiers du « Plan Loire Grandeur Nature ».

Il ne me semble pas inutile de rappeler l’origine du « Plan Loire Grandeur Nature ». Celui-ci a vu le jour en janvier 1994, après six années d’une formidable campagne citoyenne menée autour de l’association « Loire vivante », sur les fronts à la fois juridique, scientifique, médiatique, militant et populaire. Après l’abandon définitif du barrage de Serre de la Fare (en Haute-Loire), les trois premiers « Plans Loire » ont permis de réviser le programme d’aménagement de la Loire en abandonnant la logique des aménagements lourds et en mettant l’accent sur la prévention des crues sans barrages et sur la sauvegarde du patrimoine naturel. Des connaissances nouvelles ont été acquises, la conscience collective du risque d’inondation et de la nécessité de s’adapter aux milieux naturels s’est améliorée. Les actions de restauration des milieux humides, de renaturation des cours d’eau visant tout à la fois à réduire l’impact des crues majeurs et favoriser la migration des poissons se sont poursuivies. La Loire à vélo a permis par ailleurs une nouvelle forme de mise en valeur des régions traversées. C’est une solidarité ligérienne qui s’est développée.

Si le nouveau « Plan Loire IV » pour la période 2015-2020 a vu le jour, c’est grâce au volontarisme de la Région Centre-Val de Loire et, permettez-moi de lui rendre hommage, à l’investissement personnel de Gilles DEGUET, qui a su mobiliser les autres Régions afin d’aller chercher à la fois les crédits européens du FEDER Loire et l’engagement de l’Etat dans le CPIER Loire. Ce « Plan Loire IV » s’inscrit dans une nouvelle ambition qui correspond à une stratégie sur 20 ans, soit à l’horizon de 2035, avec 4 orientations stratégiques majeures :

-Le premier, réduire les conséquences négatives des inondations sur les territoires ;

-Le second, retrouver un fonctionnement plus naturel des milieux aquatiques ;

-Le troisième, développer, valoriser et partager la connaissance sur le bassin ;

-Et le quatrième, intégrer le patrimoine naturel et culturel dans le développement durable des vallées.

Naturellement, le groupe écologiste approuve donc la convention d’application du Contrat de Plan Interrégional Etat-Régions pour le bassin de la Loire entre 2015 et 2020.

Je vous remercie de votre attention.