Défense du vœu écologiste pour maintenir les réseau de santé

Intervention de Charles Fournier

Le voeu que nous présentons concerne effectivement les réseaux de santé institués par la loi du 11 février 2002 et qui jouent un rôle extrêmement important dans nos territoires. Si je peux prendre l’exemple du Loir-et-Cher, trois réseaux sont en place : un pour l’oncologie, un pour le diabète et un pour lutter contre les addictions. Ils jouent non seulement un rôle essentiel de coordination entre les professionnels de santé mais proposent aussi un accompagnement pluridisciplinaire pour les patients, qui intègre tous les types de professionnels et qui permet de faire face au non-remboursement par la CPAM de différents actes parce que ce sont des interventions qui ne sont pas prises en compte par la CPAM.

Ces réseaux sont à présent menacés puisque l’ARS (l’Agence régionale de santé), avec une décision d’État sur le sujet, a annoncé la réorganisation ou la fermeture – tout cela n’est pas très clair – de ces réseaux. Une réunion, qui devrait se tenir le 24 novembre, sera censée apporter des réponses. Tout cela s’est fait sans concertation et laisse les réseaux dans une situation de doute et d’inquiétude extrêmement forte. Ils l’ont d’ailleurs manifesté par une pétition qui commence à grossir. En réalité, cela concerne tous les réseaux de notre région ; j’ai cité ceux du Loir-et-Cher mais, dans la région, onze se sont mobilisés.

Face à cette inquiétude, nous souhaitons interpeller l’Agence régionale de santé sur cette situation, pour que soit poursuivi le financement des prestations dérogatoires, comme le permet la loi de 2002, afin de réaffirmer la place de ces réseaux de santé et qu’ils continuent à œuvrer.

Ces questions font souvent l’unanimité dans cet hémicycle. J’espère que nous aurons un vote unanime pour envoyer un message et nous assurer du maintien et de la pérennité de ces réseaux indispensables dans l’offre de santé, particulièrement dans une région frappée par la désertification médicale, comme nous avons déjà eu l’occasion d’en
discuter régulièrement dans cet hémicycle.