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Dérapages inadmissibles de la Rectrice de l’académie d’Orléans-Tours

19 Juin 2011

Dans un entretien publié en deux fois (Nouvelle République des 15 et 17 juin), la Rectrice égrène les provocations : critique de la stabilité des équipes d’enseignants – qui seraient «dans une routine, sans esprit d’innovation»-, éloge des « coups de pied au derrière » présentés comme « paternels », et déclaration « Je ne suis pas un recteur de gauche. » (NR 15 juin). Mais dans un système républicain dans le cadre de sa mission un haut fonctionnaire n’a pas à faire part de ses opinions politiques personnelles. 

Pire, voilà maintenant qu’elle dérape complètement reprenant en région la logorrhée politicienne xénophobe du ministre de l’intérieur, stigmatisant « les enfants issus de l’immigration ». 

Il s’agit sans doute pour la Rectrice de tenter de détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes, selon la méthode cynique du sinistre M Guéant.

Dans l’éducation les principaux problèmes qui se posent aujourd’hui sont le résultat de la politique de démantèlement du service public, conduite justement par ce gouvernement : suppression de postes, fermeture de classes, réformes menées dans la confusion… La véritable inquiétude des parents et des enseignants est de savoir dans quelles conditions la rentrée prochaine pourra être assurée. Le rôle d’un Recteur devrait être d’y consacrer toute son énergie pour tenter de limiter les dégâts. Au lieu de cela, cette haut-fonctionnaire ne trouve rien de mieux à faire que de tenir des propos provocateurs indignes de sa fonction. Beaucoup de citoyens ne se laisseront pas abuser par cette grossière tentative de manipuler l’opinion. Mais cela doit tout de même être dénoncé de la façon la plus ferme car le venin de la xénophobie, ainsi conforté par les plus hautes autorités de l’État, risque de pénétrer dans des esprits fragilisés par la crise que nous traversons. 

Nous demandons donc au ministre de l’éducation, autorité de tutelle de la Rectrice, de faire savoir publiquement que de tels dérapages ne peuvent tolérés de la part d’aucun fonctionnaire et encore moins des hauts-fonctionnaires du ministère de l’éducation.

Quant à la Rectrice le mieux serait sans doute pour elle de démissionner afin de ramener de la sérénité, au moment où dans la communauté éducative l’attention de tous ne devrait être tournée que  vers les examens et la préparation de la prochaine rentrée. 

Jean Delavergne, Président du groupe des élus Europe-Ecologie-Les Verts au Conseil Régional du Centre