Explication de vote sur le vœu « Hercule » présenté par le groupe SRD

Intervention de Benoît Faucheux

Les écologistes s’opposent eux aussi à Hercule, mais avec d’autres arguments que ceux qui sont exposés dans le vœu déposé par le groupe SRD sur lequel nous ne prendront donc pas part au vote.

C’est néanmoins l’occasion pour les écologistes de donner leur position sur ce projet « Hercule » :

  • « Hercule » est clairement la conséquence du soutien obstiné (« quoi qu’il en coûte ») de l’Etat au nucléaire.
  • On applique la même logique que pour les privatisations précédentes (Telecom, autoroutes…) :  on laisse à l’Etat le soin de gérer les pertes du nucléaire, qui sont colossales et on ouvre au marché de la concurrence les activités rentables…
  • ll est indispensable d’affirmer notre opposition à ce projet « Hercule », mais il est tout autant indispensable de sortir de l’entêtement nucléaire pour promouvoir la sobriété énergétique et  développer massivement les énergies renouvelables, ce que ne peut garantir un simple statu quo.
  • Nous défendons aussi un retour à une gestion locale et décentralisée de la production d’énergie. Il faut s’ interroger aujourd’hui, comme le Conseil National de la Résistance qui créa EDF, sur nos priorités en matière de politique énergétique et l’organisation des services publics en fonction de celles-ci.
  • Nous défendons donc une réorganisation d’EDF selon les principes suivants:
    • l’organisation de la sortie du nucléaire et les moyens pour la réaliser,
    • le  développement des Énergies Renouvelables pour aboutir au plus vite à 100% de production dans le mix énergétique,
    • la gestion des barrages hydroélectrique par des régies ou des sociétés publiques nationales, régionales  ou locales,
    • la gestion complètement publique d’ ENEDIS et de RTE pour garantir leur neutralité qui donne dans son organisation une réelle place aux Autorité Organisatrice de la Distribution d’Energie (collectivités locales,..) propriétaires des réseaux,
    • une organisation décentralisée compatible avec des régies publiques locales et des coopératives citoyennes qui soutiennent ces productions et qui, comme pour l’eau, permettent l’appropriation des enjeux énergétiques par la population,
    • la mise à l’étude d’une réforme profonde du système de l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH) qui ne rend pas compte du coût de réel de l’électricité nucléaire.