Fonds Renaissance : restauration et hébergement

Intervention de Christelle de Crémiers

Les mesures de confinement ont évolué, mais elles durent. Dès le mois d’avril, la Région a mis en place avec la Banque des Territoires et les EPCI volontaires le fonds « Renaissance » pour des avances remboursables aux entreprises de moins de 20 salariés. De leur côté, les EPCI ont contracté avec la Région pour pouvoir subventionner les entreprises jusqu’à 5000 euros. Les modalités d’examen du dossier et les secteurs d’activité éligibles à cette subvention sont à la main des EPCI. Côté avance remboursable, la région et ses partenaires se sont adaptés au délai qui s’allonge et à l’incertitude sur grandit. On peut se féliciter que les 73 EPCI volontaires ont également, côté subvention, allongé les enveloppes pour tenir sur la durée.

Six mois après, nous savons que les entreprises du tourisme, majoritairement des restaurants, représentent un tiers des dossiers acceptés. La région a choisi d’abonder la part subventionnable de manière spécifique pour les restaurants indépendants qui ont subi une fermeture administrative prolongée. Avec cette crise, le secteur du tourisme a été durement touché. En Centre-Val de Loire, nous avions anticipé de nombreux outils de résilience du tourisme. Mais lorsqu’un acteur est touché trop profondément, l’aide individuelle devient incontournable. Une nouvelle politique régionale a émergé au cours de la mandature en faveur des restaurateurs indépendants. Il s’agit d’une politique permettant de faire rayonner le Centre-Val de Loire comme une région où l’on mange « naturellement » bien, en cohérence avec la démarche de la nouvelle marque alimentaire régionale. Au bout de cinq ans, nous arrivons maintenant à maturité pour intégrer les restaurateurs dans un CAP touristique et structurer une politique spécifique. Dans l’urgence, le choix a été fait d’abonder de mille euros les besoins de rénovation des restaurants après une longue période de fermeture.

Mais, en ce qui concerne les hébergements touristiques, même s’ils n’ont pas été contraints à une fermeture administrative, avoir 5 % de taux de remplissage et devoir assurer les frais fixes, conduit à des situations individuelles difficiles. C’est pourquoi, je travaille sur un dispositif supplémentaire d’urgence au sein du CAP hébergement, pour accompagner des investissements en rénovation incontournables, qui sera valable également dès le début 2021.