Innovation et PME

Intervention de Jean-Philippe Grand

 

Monsieur le Président, mes chers collègues, l’innovation représente un véritable levier pour aider les TPE et PME de notre région. C’est un engagement de notre majorité régionale, pris devant les électeurs au mois de décembre dernier, que de doubler les aides à l’innovation afin de soutenir les entreprises industrielles et du secteur des services portant des projets collaboratifs ou individuels. Les besoins des entreprises pour développer de nouveaux marchés et les idées ne manquent pas. Malheureusement, le manque d’ingénierie en recherche et développement au sein des entreprises et la tendance à la défense des parts de marché plutôt qu’au développement n’incitent pas les dirigeants à se lancer dans une aventure qu’ils trouvent parfois hasardeuse.

L’appel à projets régional « innovation » est le troisième du genre après ceux qui ont déjà été initiés en 2013 puis en 2014 par le Conseil régional et qui ont permis de soutenir 116 projets pour un montant global d’aide de 13 millions d’euros, soit plus de 100 000 euros par projet en moyenne. Les deux premiers appels à projets ont démontré leur intérêt. Leur succès a permis de constater qu’il existe bien dans notre région une vitalité, des capacités d’innover et de se tourner vers le futur. Cela a permis aussi de vérifier que l’intervention publique peut jouer un rôle de soutien et de stimulation de l’économie et qu’il ne suffit donc pas de laisser faire.

Les entreprises françaises et européennes ont l’obligation d’innover pour conserver leur avance ou préserver leur activité. On ne peut plus aujourd’hui se reposer sur ses lauriers et considérer que son activité ou produit est à l’abri de la concurrence. Le dumping social et environnemental orchestré par certains pays ou groupe transnationaux ne nous permet pas de rivaliser et nos marchés locaux ou européens sont attaqués de toutes parts. C’est donc bien par l’innovation et le respect de règles qu’il nous faut sans cesse renforcer, que nous pourrons protéger nos entreprises et nos emplois. Je ne parle pas de protectionnisme mais bien d’imposer nos valeurs sociales et environnementales plutôt que de les niveler par le bas comme certains le préconise.

Rendre le même service en utilisant moins de matières premières, privilégier le recyclage par la mise en place de l’économie circulaire… Autant de pistes d’innovations qui maintiendront l’industrie dans notre région. Voyons la transition écologique et sociale de notre économie comme un atout  et non comme un handicap qui paralyse notre économie. Les deux premiers appels à projets ont démontré s’il en était besoin qu’il peut y avoir une synergie vertueuse entre le souci de la durabilité et le développement économique. Même si certains, contrairement aux exigences de notre époque, passent leur temps à prêcher le contraire !