La précarité généralisée ne crée pas d’emploi, inventons le droit du travail du 21ème siècle !

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire participeront ce mercredi 9 mars, dans leurs départements respectifs, à la mobilisation contre le projet de loi EL KHOMRI.

Pour masquer ses échecs en matière d’emploi, le gouvernement tente de faire croire que les soit-disantes « rigidités » du marché du travail sont responsables du chômage, reprenant à son compte les arguments du MEDEF pour défendre les intérêts des actionnaires, diminuer les salaires et allonger le temps de travail.

Plus de 5 millions de demandeurs d’emploi d’un côté, l’épuisement au travail pour les autres… La précarisation, en marche depuis déjà plusieurs décennies, n’a jamais créé d’emplois. Au contraire, les 35 heures ont été la seule politique efficace ces trente dernières années. Après 40 milliards d’euros de cadeaux aux employeurs (CICE), après les dérégulations de la loi Macron sans aucune contrepartie et sans effet sur l’emploi, nous disons non à la précarisation pour tous.

Nous voulons une autre loi travail, avec des emplois de qualité répondant aux besoins de la population :

  • Reprenons le mouvement de réduction du temps de travail en proposant les quatre jours à la carte, et en ouvrant le droit au temps partiel choisi pour vivre mieux et créer des emplois.
  • Mettons en place un revenu universel d’existence, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, y compris salariés, d’un montant suffisant pour vivre décemment.
  • Augmentons la présence des salarié-es dans les conseils d’administration pour développer la gestion partagée des entreprises.
  • Instaurons une vraie protection pour les nouveaux statuts : autoentrepreneurs, vrais faux salarié-es type Uber, stagiaires, etc. Aujourd’hui ce modèle économique est inopérant car il ne contribue pas au financement de la protection sociale. Ces salarié-es, comme les autres, doivent être protégés en cas d’accidents du travail, de maladie, de licenciements…
  • Rémunérons les stagiaires au minimum à 50 % du SMIC.
  • Mettons en œuvre le principe de responsabilité pour les employeurs : plus les contrats sont courts, plus les cotisations doivent être élevées. Ce principe a commencé à être mis en application mais doit être amplifié.
  • Engageons la transition écologique de notre société pour relancer l’activité dans les transports collectifs, la rénovation thermique des logements, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, l’agriculture biologique… 500 000 emplois sont attendus, une politique cohérente et forte est nécessaire en la matière.

Charles Fournier,

président du groupe écologiste au Conseil régional Centre-Val de Loire