L’apprentissage de demain

Intervention de Gérard Nicaud

 

Monsieur le président, messieurs, mesdames les conseillers régionaux, la Région, compétente en matière d’apprentissage, est garante de la qualité de l’apprentissage. Elle veut en faire, tout à la fois :

  • une voie parmi d’autres de formation et de promotion sociale pour les jeunes,
  • un moyen de développer la transmission des savoirs professionnels entre les générations
  • et un outil au service de l’économie régionale, en particulier les artisans et les petites entreprises qui constituent un réseau essentiel pour drainer les territoires et contribuer au développement harmonieux de l’économie de proximité.

Les résultats à l’issue des parcours d’apprentissage sont souvent très convaincants,  à plusieurs égards :

  • les anciens apprentis s’intègrent plus facilement à la vie professionnelle que leurs homologues issus des formations professionnelles sous statut scolaire ;
  • l’apprentissage offre de meilleures perspectives salariales en moment de l’embauche ;
  • les employeurs sont à la recherche d’apprentis apportant une main d’œuvre de qualité.

Pour les écologistes, l’apprentissage ne doit constituer ni une voie de garage ni une voie en concurrence avec la voie scolaire, les formations universitaires académiques ou les dispositifs de formation continue. C’est au contraire une voie de formation initiale complémentaire de l’offre proposée par l’Education nationale comme celle gérée par des partenaires sociaux, pour répondre à des besoins spécifiques des jeunes et des territoires.

 

Les écologistes se battent sans relâche pour qu’il existe un continuum de formations, sans rupture, et avec les passerelles nécessaires pour permettre à tous les jeunes de se former et de s’intégrer dans les meilleures conditions possibles.

 

Le rapport qui nous est présenté témoigne de l’intérêt de la majorité régionale pour l’apprentissage. Permettez-moi tout de même de pointer quelques carences :

  • la transition écologique des activités concernées par l’apprentissage est certes affichée comme un enjeu mais ne semble pas arrimée aux mesures présentées ;
  • il nous semble nécessaire de prioriser les filières d’apprentissage qui débouchent sur des emplois durables et d’avenir – par exemple ceux qui ont trait à la transition écologique ;
  • l’évolution durable des pratiques professionnelles passent par l’information, la formation et l’expérimentation de techniques et matériaux écologiques qui ont fait leur preuve ;
  • la montée qui est recherchée, tant en qualité qu’en efficacité, ne s’accompagne pas d’objectifs chiffrés.

Le groupe écologiste, favorable à ce rapport, sera attentif aux premiers résultats des mesures présentées, et espère qu’elles favoriseront un développement maîtrisé de l’apprentissage, en n’oubliant jamais que l’objectif premier est de permettre à des jeunes attirés par un métier de trouver leur voie et de s’épanouir.