Image communiqué de presse

Le Préfet rejette la demande des élus écologistes d’une conférence régionale sur la sûreté nucléaire !

13 Mai 2011

Ce qui se passe autour de Fukushima depuis 2 mois apporte encore une fois la démonstration des très graves dangers que font supporter les centrales nucléaires aux populations, en particulier celles qui vivent dans les régions où elles sont implantées. Or la région Centre est la deuxième région la plus nucléarisée de France. 

Conscients de leurs responsabilités, les élus écologistes avaient donc demandé dès le 24 mars au Préfet de Région d’organiser une conférence régionale sur la sûreté nucléaire pour aborder :
• d’une part, la gestion de la crise (mesures indépendantes de radioactivité, information de la population sur les risques sanitaires potentiels, notamment sur la consommation des produits frais, diffusion de pastilles d’iodure de potassium, …) ;
• d’autre part, les plans de sûreté nucléaire de notre région, qui à la lumière des évènements semblent déjà obsolètes (risques de crue, risques sismiques sous évalués,disponibilité des eaux de refroidissement, …).

Nous venons seulement de recevoir la réponse du Préfet : il considère que le contrôle du nucléaire civil et l’information des citoyens sont déjà assurés « avec compétence, indépendance, rigueur et transparence ».

Que ce soit au niveau national ou régional, ce n’est donc jamais ni le lieu ni le moment d’évoquer avec les citoyens et leurs représentants les risques liés au nucléaire. Cette énergie nous enferme dans un système qui croit pouvoir s’exonérer de l’imprévisible, des phénomènes naturels et des risques liés aux comportements humains. 

Encore une fois, la preuve est faite que cette énergie n’est pas compatible avec la nécessaire transparence. Les citoyens ne croient plus en l’infaillibilité d’experts soumis au diktat du lobby nucléaire. La sécurité des populations passe pourtant par la confrontation des questionnements et des points de vue.

Nous dénonçons en particulier le refus du Gouvernement français d’intégrer dans les « tests » prévus par l’Union européenne la question des menaces terroristes ou liées à de possibles accidents d’avions.

Les écologistes demandent depuis des années un débat de fond sur le nucléaire. Il est possible d’en sortir par un plan massif d’économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables. Nous avons d’ailleurs fait un voeu en ce sens au Conseil régional du Centre lors de la session du 14 avril. Nous restons déterminé à tout faire pour que la raison finisse enfin par l’emporter, en région Centre comme au niveau national.

Jean Delavergne,
président du groupe des élus écologistes au Conseil régional
Gilles Deguet,
vice-président du Conseil régional,délégué Agenda 21, énergie-climat, environnement (eau, air, déchets)
Charles Fournier,
représentant du Conseil régional à la CLI de la centrale de Saint-Laurent (41)
Jean-Philippe Grand,
représentant du Conseil régional à la CLI de la centrale de Dampierre (45)