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Le report de la taxe poids lourds menace les projets de transport collectif : l’Etat doit tenir ses engagements pour la mobilité durable !

 

Le 6 février dernier, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) a adopté son budget annuel 2014. Elle a naturellement dû tenir compte du manque à gagner lié à la suspension de la taxe poids lourds, dite « écotaxe ». Sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compense qu’à hauteur de 320 millions, laissant un besoin de financement de 450 millions.

 

Ce manque à gagner conduit notamment l’AFITF à renoncer, pour l’année 2014, à ses engagements liés au volet mobilité des Contrats de Plan Etat-Régions (CPER) 2014-2020 en cours d’élaboration.

 

Les élus régionaux écologistes expriment leur plus vive inquiétude devant cette situation qui met en péril les efforts des Régions en faveur du développement des trains du quotidien.  Concrètement, on peut s’interroger sur les capacités qu’aura l’Etat à participer au financement des réouvertures aux voyageurs des lignes Orléans-Châteauneuf-sur-Loire et Orléans-Voves… sans parler de Tours-Châteauroux.

 

Nous attendons du gouvernement qu’il mette enfin en place la taxe poids lourds : en gestation depuis 2007, cette mesure permettra à la fois de rationaliser les transports de marchandises (report modal et optimisation du transport routier) et de financer l’essor des transports collectifs.

 

Dans un contexte budgétaire très contraint, les élus écologistes demandent que l’Etat tienne ses engagements de donner la priorité au transport ferroviaire plutôt qu’au transport routier, notamment dans le cadre de l’élaboration des CPER 2014-2020.

 

 

Jean Delavergne, président du groupe EELV au Conseil régional

Charles Fournier, vice-président de la commission transport du Conseil régional