Portrait Michelle Rivet

« Petites villes de demain »

Intervention de Michelle Rivet

Monsieur le Président, chers collègues, j’ajouterais quelques mots à l’analyse de Gérard Nicaud pour insister sur l’approche de notre groupe de l’aménagement du territoire.

En effet, à quoi ressembleront les « petites villes de demain » ? Aujourd’hui , prises dans une spirale de désertification de leur centre, la question même de leur avenir est posée à l’heure de la métropolisation et du culte des grandes villes concentrant emplois, services et loisirs.

Or, et c’est aussi une affirmation de notre SRADDET, ces petites villes participent au maillage du territoire. Le réseau de ces pôles primaires ou secondaires est primordial pour garder un tissu territorial vivant.

 Leur défi principal reste de repenser l’urbanisme des centres bourgs et d’y inscrire les évolutions indispensables mais coûteuses de rénovation  des bâtiment avec en particulier l’isolation des logements anciens.

La réflexion doit aussi porter sur les espaces publics, les cheminements, l’organisation des commerces, des logements et des services publics pour éviter la voiture en ville, gagner en cadre de vie et en facilité de vie.

Les liens avec les espaces ruraux environnants, permettant par exemple l’approvisionnement alimentaire local, font partie de l’attractivité nouvelle de ces petites villes.

Enfin il est fondamental que ces petites villes jouent la carte de l’originalité. Leur avenir n’est sûrement pas dans l’uniformité des grandes surfaces d’entrées de ville mais bien, comme l’a mentionné Gérard Nicaud, dans la mise en valeur de leur petit patrimoine  et de  leurs spécificités locales.

Les écologistes saluent donc dans ce dispositif le soutien financier de l’ingénierie indispensable à la construction de ces réponses originales.

Je voudrais aussi insister sur la nécessaire  participation citoyenne aux diverses étapes de la réflexion et du déroulement des projets. Parmi les dispositifs régionaux à mobiliser en accompagnement, ceux de la démocratie permanente assureraient une réappropriation des projets par les habitants ou futurs habitants, ce qui est la condition indispensable de la revitalisation de ces villes sur le long terme.


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