Portrait Michelle Rivet

Plan de relance européen : Loire et agriculture

Intervention de Michelle Rivet

Monsieur le Président, chers collègues, je vais évoquer deux points du plan de relance européen.

Tout d’abord souligner que React-EU prévoit une enveloppe de 6 millions d’euros  pour le programme opérationnel interrégional Loire.  Cette enveloppe va permettre d’abonder des lignes très sollicitées du programme dans l’axe biodiversité  particulièrement . Notre assemblée aura l’occasion d’y revenir au moment d’évoquer le nouveau Plan Loire Grandeur Nature qui se discute actuellement entre les 8 Régions concernées.

Je voudrais aborder également le plan de relance qui va être lié au deuxième pilier de la Politique Agricole Commune, le FEADER, qui va procéder du même mécanisme que React-EU pour le FEDER.

La programmation de la nouvelle PAC a été repoussée à 2023 et il y aura donc deux années de transition où le FEADER se poursuivra suivant les règles de la programmation en cours. Le plan de relance européen s’ajoutera  au financement de ces années de transition .

L’Europe fixe pour principe la « non régression environnementale » c’est-à-dire le respect d’une proportion de fonds dédiés à l’environnement aux moins égale à celle de la programmation en cours.

Les écologistes appellent plutôt  à une priorité environnementale pour une accélération des changements en agriculture avec des fonds sécurisés pour les agriculteurs.

Je pense bien sûr à l’agriculture biologique sur laquelle l’Europe a des objectifs très ambitieux et notre Région est en retard. Pour l’atteinte des objectifs de notre SRADDET de 15 % en 2030, les moyens doivent suivre et les producteurs doivent être rassurés. Je rappelle les aléas de cette programmation et la situation difficile dans laquelle les incertitudes et les variations de financement  ont mis les agriculteurs biologiques .

Je pense aussi aux mesures agroenvironnementales et climatiques qui permettent aux agriculteurs de faire évoluer leurs pratiques en ayant des compensations. L’abondement du FEADER permet d’envisager de financer plus d’agriculteurs et plus de territoires.

On ne peut que souligner les enjeux de cohérence entre les divers fonds  nationaux, régionaux e européens mobilisés sur ces deux années. Les sommes mobilisées sont du jamais vu. Leur bonne articulation, mais surtout une stratégie claire de changement, pourraient permettre d’assurer et sécuriser la transition écologique de notre économie.