Portrait Michelle Rivet

Projet de CPER : le volet territorial

Intervention de Michelle Rivet

 

Monsieur le Président, chers collègues, je vais intervenir sur le volet territorial du projet de CPER 2015-2020, mais je me félicite au préalable des avancées obtenues sur le volet ferroviaire : je pense bien sûr  au POLT mais je veux y ajouter les travaux de remise à niveau sur la ligne Bourges-Montluçon (5,5 M €) qui incluent une étude interrégionale sur l’électrification et qui m’importent tout particulièrement en tant qu’habitante du Saint-Amandois.

La desserte des villes du Cher et de l’Indre, et en particulier celles qui sont le plus au sud, doit faire partie des objectifs du maillage ferroviaire régional et le POLT est une ligne fondamentale pour le désenclavement du Sud régional. Je ne reviens pas sur notre opposition aux financements des lignes LGV.

J‘en viens au volet territorial du CPER.

Pour en souligner tout d’abord les importantes avancées : l’abondement des financements des Maisons de Santé Pluridisciplinaires (MSP), indispensable pour poursuivre l’effort régional sur l’accès à la santé et la lutte contre la désertification médicale.

 

Sur la prise en compte des infrastructures culturelles, je me réjouis de trouver l’abbaye de Noirlac parmi les projets qu’il est prévu de soutenir. Quelques mots sur ce projet qui comprend des travaux indispensables de  réhabilitation et un réaménagement imaginé par Gilles Clément.  Les jardins constitueront à terme la démonstration d’une harmonie possible entre passé et présent, activités humaines et biodiversité. Cette restructuration visionnaire est de nature à faire de Noirlac un pôle touristique et culturel de premier plan dans notre région et c’est une excellente nouvelle qu’il soit retenu.

Sur ce volet territorial une inquiétude cependant : la concentration des thématiques exclut les financements de projets structurants qui pourraient émerger. J’ai la conviction que les politiques territoriales régionales comme les Contrats Régionaux de Solidarité Territoriale (CRST) pourront intervenir sur ces projets. Mais quid des compléments de financement nécessaires ? Je retiens votre affirmation, Monsieur le Préfet, que le CPER n’est pas la seule voie d’intervention de l’Etat.

Le développement futur des territoires ruraux ne peut se faire sans le Très Haut Débit et sans des infrastructures de santé, c’est absolument certain. Mais ces territoires doivent bénéficier aussi de possibilités d’investissement dans le cadre de la relocalisation nécessaire de notre économie et de la transition écologique évoquée par Jean Delavergne, car ils y prendront une part majeure dans l’avenir, j’en suis persuadée.

Je vous remercie.